Retour au calme à Bagnolet après de légers incidents

BANLIEUE Quelques poubelles et des voitures ont été brûlées dans la nuit de lundi à mardi...

Avec agence

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Des poubelles et des voitures ont été brûlées à Bagnolet après la mort d'un jeune homme qui fuyait la police.
Des poubelles et des voitures ont été brûlées à Bagnolet après la mort d'un jeune homme qui fuyait la police. — PHOTO D'UN INTERNAUTE/20MINUTES

Des débordements mesurés. Vers 01H15 du matin, aucun incident grave n'était à déplorer à Bagnolet, a confirmé à l'AFP une source policière. «C'est calme», a-t-elle souligné.

 

Peu avant 23H, quelques projectiles ont fusé en direction des forces de l'ordre, émanant de petits groupes très mobiles qui ont enflammé des poubelles dans le quartier où vivait Yakou Sanogo, la victime. Sous le regard de nombreux badauds, qu'ils soient au pied des immeubles ou qu'ils observent la scène depuis leur fenêtre, le feu a été vite éteint par les pompiers dans cette ville où le décès de Yakou Sanogo avait attisé les tensions.

 

Quelques véhicules ont été brûlés ainsi qu'un bus près de l'autoroute. Les forces de l'ordre ont procédé à des contrôles d'identité, alors que des groupes de jeunes ont joué à cache-cache avec les forces de l'ordre durant toute la soirée

 

A priori pas de contact dans la course-poursuite

 

Lundi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et le maire communiste, Marc Everbecq, avaient lancé séparément des appels au calme et au dialogue, redoutant que les violences de la veille ne se reproduisent: mobilier urbain endommagé, 29 voitures et de nombreuses poubelles incendiées.

 

Le jeune homme qui a trouvé la mort sur une moto de cross, dont l'usage est interdit en ville, a succombé à un «traumatisme thoracique» après avoir percuté une barrière métallique, selon l'autopsie rendue publique par le parquet: celle-ci n'a pas décelé d'autre lésion, semblant exclure tout contact avec le véhicule poursuivant.

 

Ce constat qui restera à confirmer au travers de l'enquête contredit les rumeurs circulant parmi de nombreux jeunes à Bagnolet qui tiennent les policiers pour responsables, certains les accusant d'avoir «poussé» leur ami.

 

Lundi soir, en face du 12 avenue Raspail, où le jeune motard s'est tué, une gerbe a été déposée avec une petite statue sur laquelle les mots: «ses amis en souvenir» sont gravés. A côté une ardoise rouge dit: «parti trop tôt, Yakou repose en paix, on t'aime, frère».