Reggae night, théâtre et concerts en folie au Furia

Oihana Gabriel

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Programmer des choses qu'on n'entend pas ailleurs, voilà son credo. Mohamed Bahnas, directeur du Furia Sound Festival, le rendez-vous rock de Cergy ce week-end, poursuit son objectif de défendre la musique indépendante, tout en s'ouvrant à d'autres disciplines.

Cette année, c'est le théâtre qui s'invite dans ce festival, avec La Révolte de l'ange, pièce écrite à partir des Chants de Maldoror de Lautréamont. « Comme on avait un chapiteau, j'ai eu envie de proposer ce projet à la troupe que je connaissais. Les festivals émergent partout et pour exister, il faut avoir une identité forte et innover », souligne Mohamed Bahnas. Autre rendez-vous original, la rencontre entre La Rue Kétanou et l'Orchestre symphonique du Josem. Cette année, comme l'an dernier, le festival se concentre sur deux jours et non sur trois, pour des raisons financières. Et, surprise, deux scènes ont fait leur apparition, l'une consacrée au metal avec Mogwai ou Kylesa, l'autre au reggae avec notamment Steel Pulse. Nouveauté, le Furia remet le son en juillet et non fin juin. « Solidays a déplacé ses dates. On trouvait aberrant qu'il y ait deux manifestations musicales sur un même territoire le même week-end. D'autant qu'on en aurait subi les conséquences. On n'a pas les moyens de Solidays ! », ajoute le directeur. A côté des têtes d'affiche (Gossip, Abd Al Malik, Anis) se produisent des artistes moins connus. « Notre objectif est d'aider les nouveaux talents. On va accueillir en résidence pendant trois jours Courir les Rues pour qu'ils se préparent dans les meilleures conditions. »

Pratique

28 eur la journée et 41 eur. le pass 2 jours. Samedi et dimanche à la base de loisirs de Cergy-Pontoise, rue des Etangs, Cergy (95). www.furia.tm.fr.