Des gares et des bus accessibles aux handicapés

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Les autorités n'ont plus le choix. D'ici 2015, la loi leur impose l'accessibilité des transports en commun aux personnes handicapées. Un chantier titanesque pour un délai serré. Le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), dont le conseil d'administration doit voter demain le schéma directeur d'accessibilité, propose la mise aux normes de 266 gares, dont 240 à l'horizon 2015, identifiées comme prioritaires. Coût supporté par le Stif, la SNCF et Réseau ferré de France : 1,472 milliard d'euros. « Sur l'ensemble des 400 gares franciliennes, elles représentent 90 % du trafic », fait valoir la directrice du Stif, Sophie Mougard. La proximité d'un établissement susceptible d'être fréquenté par des handicapés, comme un centre d'aide par le travail, a également été prise en compte. L'accès au train depuis le quai pour les personnes en fauteuil roulants nécessitera toujours une passerelle d'accès déployée par un agent de la SNCF. L'accessibilité en toute autonomie devra, elle, attendre le renouvellement du matériel roulant.

Quant à la mise aux normes des stations de métro, elle « n'est pas réalisable dans des conditions économiques et techniques raisonnables », affirme Sophie Mougard. Qui fait valoir, en contre-partie, l'effort porté sur les autobus. Soit 204 millions d'euros financés par le Stif et les délégataires de voirie. D'ici à la fin de l'année, l'ensemble des bus de Paris ainsi que leurs points d'arrêts seront aux normes. D'ici à 2015, promet le Stif, ce sera également le cas dans l'ensemble de la petite couronne et sur 450 lignes de grande couronne (soit 60% du trafic). W

A. S.