condamnation d'un sans-abri révisée

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Cinq mois de prison pour rien ? Après les rétractations de sa soi-disant victime, un SDF ivoirien a vu sa condamnation à dix-huit mois de prison ferme annulée par la Cour de révision, hier. En février 2008, une femme de 20 ans l'avait accusé d'agression sexuelle et identifié sur des photos présentées par la police. Mais quelques semaines plus tard, coup de théâtre. Mlle G. se rétractait et avouait avoir tout inventé pour attirer l'attention de son petit ami. Cette « rétractation » fait donc « naître un doute sur la culpabilité du condamné », a statué la Cour de cassation, qui siégeait hier comme Cour de révision. Mais l'Ivoirien n'en a pas fini pour autant avec la justice. Car l'affaire est renvoyée dans sa totalité vers le tribunal correctionnel. En clair, le SDF sera à nouveau jugé pour agression sexuelle et séjour irrégulier. S'il peut s'attendre à la relaxe sur l'accusation d'agression sexuelle, il risque toujours la condamnation pour le délit de séjour irrégulier. Mais selon l'avocate de Mlle G., vu les circonstances, « le tribunal sera plus indulgent que d'habitude sur ce point ». W

D. T.