La précarité contribue au cancer

— 

La Seine-Saint-Denis est davantage touchée par le cancer que les autres départements. Hier, l'Observatoire de la santé a expliqué que dans ce département frappé par des conditions de vie difficiles, la mortalité due au cancer est plus élevée qu'ailleurs et l'espérance de vie des hommes est de deux ans inférieure à celle de la Seine-et-Marne. Cette surmortalité est « liée » à la précarité, qui génère des « habitudes individuelles à risque » telle que la forte consommation d'alcool, de tabac, une alimentation de mauvaise qualité et son corollaire l'obésité, explique Annie Thébaud-Mony, sociologue, directrice de recherche à l'Inserm. Comme dans le reste de la France métropolitaine, pour les hommes, le cancer constitue la première cause de mortalité en Seine-Saint-Denis (32 % des décès, soit 2 737 sur 8 000 par an), devant les maladies cardiovasculaires. Les femmes y meurent davantage de cancers du sein et du poumon que dans le reste de la France. W