le RER d doit poursuivre l'effort

Alexandre Sulzer

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« Peut mieux faire ». C'est l'appréciation que s'est autoattribué hier Guillaume Pepy, le président de la SNCF concernant le plan « D maintenant », un vaste programme de modernisation du RER D lancé il y a un an (lire encadré) et dont il a fait un bilan d'étape.

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Régularité « L'objectif numéro 1 » est plutôt raté. Le taux de retard aux heures de pointe devrait être d'environ 17 % en 2009, estime Alain Krakovitch, le directeur de ligne. Il était de 17,5 % en 2007 et de 18,1 % en 2008. La réduction promise d'un tiers, voire de la moitié des irrégularités, est donc encore loin. « Le mois de janvier a été catastrophique », reconnaît la SNCF, qui insiste sur la part croissante des retards provoqués par des actes de malveillance, comme le tirage intempestif des signaux d'alarme. Et se rassure en indiquant que l'irrégularité n'a été que de 11,9 % au mois de mai 2009, contre 17,9 % en mai 2008. « La courbe des retards suit celle de l'année dernière, nuance Ali Bensaïd de l'association d'usagers Sadur. La preuve des bons résultats sera à faire à l'automne. »

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Infos voyageurs C'est ce vaste chantier sur lequel la SNCF « a 100 % de la maîtrise » qui est le plus avancé. Au total, 1 204 écrans plats d'affichage ont été posés, soit 50 % de ce qui était prévu. D'ici à la fin de l'année, 70 rames doivent être équipées d'une signalisation sonore automatique des arrêts, jusqu'alors inexistante.

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Sûreté Des boutons d'appel d'urgence à bord des trains seront expérimentés à partir de cet automne. Mais malgré des équipes de médiateurs, l'insécurité a augmenté sur la partie sud du réseau, notamment entre Combs-la-Ville et Melun, où les bandes de délinquants sont plus nombreuses qu'avant. W