Au revoir la vie de Ministre, et après ?

Que vont devenir les grands perdants pour la plupart franciliens - du remaniement ministériel ? La plus grosse surprise venait hier de l'éviction de Christine Boutin, ministre (UMP) chargée du Logement, qui assurait encore il y a dix jours être cer...

Magali Gruet

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Passation de pouvoir entre Henri de Raincourt et Roger Karoutchi, hierà Paris.
Passation de pouvoir entre Henri de Raincourt et Roger Karoutchi, hierà Paris. — I. SIMON / SIPA

Que vont devenir les grands perdants - pour la plupart franciliens - du remaniement ministériel ? La plus grosse surprise venait hier de l'éviction de Christine Boutin, ministre (UMP) chargée du Logement, qui assurait encore il y a dix jours être certaine de rester à son poste. Une conviction si profonde qu'elle excluait de se lancer dans la course à la présidence des Yvelines, une place laissée vacante par Pierre Bédier, condamné le 22 mai dernier à six ans d'inéligibilité. Il avait été reconnu coupable de corruption passive et d'abus de biens sociaux. Vice-présidente du conseil général de ce département, Christine Boutin s'est pourtant érigée en principale opposante au clan Bédier au sein de la majorité, depuis qu'elle occupe le poste de présidente par intérim. Elle a, par exemple, promis de se pencher sur des dossiers comme le projet de construction d'un circuit de F1, élaboré par l'ancien président. La décision de Sarkozy de l'écarter du gouvernement pourrait la convaincre d'intensifier son implication, malgré l'hostilité affichée des élus locaux.

Autre figure francilienne démise de ses fonctions, Roger Karoutchi, président du groupe UMP de la région et candidat évincé lors des primaires UMP pour les régionales, n'a peut-être pas tout perdu. La rumeur le donnait en effet soit secrétaire d'Etat en charge de la Région-capitale - finalement c'est Christian Blanc, soit à la tête de la RATP, un poste occupé par Pierre Mongin, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin. Cette seconde hypothèse reste donc probable, d'autant que les deux hommes se sont rencontrés vendredi dernier autour d'un petit déjeuner.

L'avenir politique d'Yves Jégo reste également à déterminer. L'ancien secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer doit se rabattre sur son mandat municipal de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) et celui de député du département. Candidat un moment dans les primaires UMP pour les régionales, il pourrait s'investir dans la campagne et participer au projet de l'UMP pour l'Ile-de-France. Hier, lors d'une passation de pouvoir très froide avec sa successeur Marie-Luce Penchard, son entourage a expliqué qu'il « retrouve aujourd'hui sa liberté et aura des choses fortes à dire dans les prochains jours sur l'outre-mer et la politique nationale ». Joint par 20 Minutes, Yves Jégo a répondu qu'il ne « donnait pas d'interview ». W