L’entraîneur du FC Versailles visé par une enquête judiciaire pour voyeurisme

ENQUÊTE Youssef Chibhi, entraîneur du FC Versailles, est devenu ce dimanche le suspect principal d’une enquête pour voyeurisme et pédocriminalité

Imane Al Adlouni
La police. Illustration
La police. Illustration — Stephane Duprat/SIPA

Youssef Chibhi, l’entraîneur du FC Versailles (National) est suspecté d’avoir filmé des femmes à leur insu. L’homme de 41 ans avait été mis en garde à vue en fin juin dernier. Il est devenu ce dimanche le principal suspect d’une enquête judiciaire dirigée par le commissariat de Clichy, dans les Hauts-de-Seine, pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « enregistrement d’image pornographique d’un mineur de 15 ans », rapporte le Parisien.

Au FC Versailles, on est « tombé des nues » devant la gravité des accusations à l’encontre de l’entraîneur. En interne, Youssef Chibhi n’a plus le droit de rentrer dans le vestiaire alors que les actionnaires du groupe City lui avaient donné les pleins pouvoirs sportifs. Mais depuis dimanche, cette autorité est désormais plus que contestée. De nombreux joueurs ont expliqué « être choqués » par l’affaire, certains ont même ajouté qu’ils se « voyaient mal travailler avec lui désormais ».

« On a eu un courrier des boss du club qui le confortent »

Mardi après-midi lors d’une réunion du staff, où Jean-Luc Arribart et les autres actionnaires n’étaient pas présents, Chibhi n’aurait pas donné de justification mais aurait confirmé à ses joueurs qu’il restait bien en poste. « On a eu un courrier des boss du club qui pour le moment le confortent tant qu’il n’y a pas de nouvelles informations », explique un joueur. Beaucoup de joueurs ne comprennent pas les raisons pour lesquels les actionnaires semblent « vouloir minimiser cette affaire » et défendre l’entraîneur dans l’attente de nouveaux éléments. Sauf changement de situation, Youssef Chibhi, sous contrat jusqu’en 2024, restera quand même en poste pour les prochaines journées de National. Cependant les évènements de ces derniers jours risquent tout de même de laisser des traces entre lui et son équipe. Le directeur général Jean-Luc Arribart ne souhaite pas s’exprimer pour le moment.

« Le club adaptera son attitude (…) en fonction de l’évolution éventuelle des faits »

Le club a également partagé un communiqué mercredi après-midi : « Nous serons très vigilants au fur et à mesure des informations qui pourraient être communiquées par les autorités compétentes et à d’éventuelles poursuites par la justice. Le club adaptera son attitude avec calme et tout le recul nécessaire en fonction de l’évolution éventuelle des faits. […] Monsieur Youssef Chibhi n’ayant pas été mis en examen et ayant été laissé libre de toute poursuite à l’issue de son audition. Nous entendons donc préserver, comme nous en avons l’obligation juridique et morale, les droits de Youssef Chibhi à faire son travail. Il est important de ne pas mélanger la gravité de ces soupçons avec l’exercice des fonctions de Youssef Chibhi qui, sur le volet professionnel, assume son rôle avec un sérieux et un engagement sans faille. »