Paris : Une association dénonce les manquements de la Ville de Paris face au « bien-être animal » des poneys

ANIMAUX L’association Paris Animaux Zoopolis (PAZ) accuse la Ville de Paris et les exploitants des balades à poney de ne pas respecter la charte de « bien-être animal »

Lucas Marcellin
L'association PAZ (Paris Animaux Zoopolis) devant les grilles du Parc Monceau
L'association PAZ (Paris Animaux Zoopolis) devant les grilles du Parc Monceau — Lucas Marcellin
  • L’association PAZ a manifesté au Parc Monceau pour protester contre les balades à poney.
  • Les bénévoles critiquent l’inaction de la Ville de Paris face aux exploitants qui ne respectent pas la charte de « bien-être animal ».
  • La Ville de Paris et les exploitants assurent avoir mis en place de nombreuses règles pour améliorer les conditions de l’animal et la sécurité des clients.

À l’entrée du parc, certains passants semblaient surpris et consternés devant les banderoles portées par les bénévoles de l’association PAZ (Paris Animaux Zoopolis). Tous manifestaient vendredi 5 août devant le Parc Monceau à Paris pour dénoncer la pratique des balades à poney. Ils accusent en outre la Ville de Paris et les exploitants de ne pas respecter la charte de «bien-être animal»

Fondée en 2012, Paris Animaux Zoopolis a multiplié les campagnes. Elle comptabilise plus de 300.000 signatures à ses pétitions pour plus de 200 manifestations. Co-fondée par Amandine Sanvisens, elle dénonce des règles qui ne sont pas appliquées : « On est allé dans de nombreux parcs, de nombreuses fois, on a fait plusieurs rapports qui montrent que les points les plus élémentaires ne sont pas respectés. »

L'association PAZ (protection Animaux Zoopolis) devant les grilles du Parc Monceau
L'association PAZ (protection Animaux Zoopolis) devant les grilles du Parc Monceau - Lucas Marcellin

Appliquer les règles

En se penchant sur la charte, il est effectivement écrit que le poney doit avoir un accès libre et constant à l’eau fraîche et une alimentation adaptée. Il doit aussi disposer de jours de repos obligatoires. Amandine précise pourtant avoir fait « un rapport d’une trentaine de pages » sur le non-respect des règles de la charte, rien n’a vraiment changé selon elle : « Ils nous on dit qu’ils partagaient nos constats. Suite à ça, ils ont annoncé faire une mise en demeure des exploitants du 15 mai au 15 juin pour se mettre en conformité ».

Mais voilà, selon l’association la plupart n’ont pas appliqué ces mesures après le 15 juin. Face aux sollicitations de PAZ, la Ville de Paris aurait alors dit « qu’ils ne résillieraient pas » les contrats des exploitants.

Des animaux bien traités

Pour la Ville de Paris, aucun animal ne souffre de maltraitance. Si une charte a bien été adoptée par le Conseil de Paris en juil et 2021, la Ville de Paris précise qu’il s’agit de « nouvelles règles fixées à des activités très anciennes, qui n’avaient jusqu’à présent pas fait l’objet de régulation ».

Ainsi, la situation se serait améliorée « pour la sécurité des clients mais aussi l’accès à l’eau et à la nourriture pour les poneys ». Une analyse que confirme Stéphane Michaud, fondateur d’Animaponey : « En 30 ans, on a été en lien avec plusieurs associations animales, telles que la SPA ou la Fondation Bardot, avec qui il y a jamais eu de problèmes.À chaque signalement, il y a eu des enquêtes qui n’ont jamais montrées quoi que ce soit de négatif à notre égard. »

Si l’association PAZ regrette le manque de sanctions, la Ville de Paris promet d’être vigilante. En cas de manquements les « responsables seront sanctionnés » avec des « contrôles aléatoires » de la police municipale.