« Kohlantess » : Le « Koh-Lanta des cités » prend ses quartiers dans la prison de Fresnes

EMISSION Djibril Dramé, alias le « Denis Brogniart de la cité », sort un deuxième épisode de sa parodie de Koh-Lanta, tourné en prison cette fois

A.L.
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Briefing de Djibril avec les équipes participantes.
Briefing de Djibril avec les équipes participantes. — QCImages

Des jeunes des cités qui affrontent au karting ou dans une piscine des détenus, au sein même de la prison de Fresnes. La rencontre est improbable, à mi-chemin entre Intervilles et une après-midi à la MJC, le côté sécurité en plus. C’est le deuxième épisode de Kohlantess, le « Koh-Lanta des cités », qui doit sortir dimanche 14 août.

Ce concept complètement osé est né dans la tête de Djibril Dramé, un grand sportif à l’esprit positif qui veut à tout prix « rassembler », et adore s’amuser. Le premier épisode a vu s’affronter policiers et jeunes des cités, notamment de la cité des Groux, d’où est issu Djibril Dramé. Le « Denis Brogniart de la cité », comme on l’appelle parfois désormais, a renouvelé l’expérience en prison cette fois, grâce à une de ses anciennes collègues qui suivait l’émission, et s’occupe de réinsertion, Aïcha Baraka, qui lui a proposé de s’associer.

Un chèque de 1.700 euros versé à trois associations

L’idée a tout de suite plu à Djibril Dramé, pour « casser les codes et faire ce que les gens ne font pas habituellement ». « Si ça peut aider pour la réinsertion des détenus et donner du baume au cœur des surveillants, c’est bien ! Cela montre que derrière on est tous humains. C’est pareil pour l’épisode sur la police et les cités. Plein de gens des cités ne voulaient pas le faire contre des policiers. Mais il faut changer les mentalités », explique Djibril Dramé, qui veut avant tout « faire passer un message ».

Les vainqueurs empochent un chèque de 1.700 euros, qui sera partagé entre trois associations : le Relais enfants parents, qui favorise le maintien de la relation entre un enfant et son parent détenu, l’association Arc-en-ciel qui œuvre à la mémoire de Séverine Fauvarque, surveillante décédée à Fresnes, et enfin Unitess, une association créée il y a un mois par un proche de Djibril Dramé, et qui partage les mêmes buts que son comparse.

Pour les prochains épisodes, ce fun-activiste entend attirer pompiers et militaires. « Je comprends de plus en plus que ce que je fais, c’est ce que l’Etat devrait faire » nous dit-il. Pour changer l’image des cités auprès du grand public, mais aussi changer l’image qu’ont les jeunes des cités des autorités.