Transports en Ile-de-France : Valérie Pécresse réclame 4 milliards à l’Etat

MONEY, MONEY, MONEY « Je suis prête à mettre un euro quand l’Etat en mettra un », promet la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, à propos des transports franciliens

20 Minutes avec AFP
Valérie Pécresse, dimanche 10 avril, face à ses militants.
Valérie Pécresse, dimanche 10 avril, face à ses militants. — Gabrielle CEZARD

« Clairement, le compte n’y est pas. » La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, s’est plainte en amont d’une rencontre vendredi matin avec le nouveau ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, de recevoir trop peu d’argent pour les besoins en transport de la région. Alors que l’Etat n’a pour l’instant promis que 200 millions d’euros, Valérie Pécresse réclame 4 milliards d’euros à l’Etat dans une interview au Parisien vendredi.

Valérie Pécresse, qui préside aussi l’autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités, évalue à 10 milliards d’euros les besoins financiers ces cinq prochaines années, en plus du chantier du métro du Grand Paris. « Il n’est question ici que de la modernisation de l’existant, de prolongements et de la réalisation de projets qui sont dans les cartons depuis dix ans et que tout le monde attend », a précisé l’élue LR.

70 % des usagers des transports en commun en France sont en Ile-de-France

« Ils sont colossalement importants et pourront résoudre les problèmes des RER A, B, D, E, mais aussi de l’ensemble du réseau, etc. », a-t-elle ajouté, citant le prolongement du RER E (Eole) à l’est, une nouvelle signalisation pour les RER B et D, des prolongements de lignes de métro, des tramways ou des aménagements de gares.

« Je suis prête à mettre un euro quand l’Etat en mettra un », soit « 4 milliards » pour l’Etat, autant pour la région et le reste pour les départements franciliens et la ville de Paris, avance dans son interview au Parisien Valérie Pécresse. La Première ministre « Elisabeth Borne, quand elle était au ministère des Transports, a eu le courage de dire que la priorité devait être donnée aux transports du quotidien », a-t-elle rappelé, notant que 70 % des usagers des transports en commun en France sont en Ile-de-France. S’il n’y a pas de contrat avec l’Etat, « nous ne pourrons pas poursuivre les projets en cours à la fin de l’année 2022 », a prévenu Valérie Pécresse.

Cette interview intervient seulement quelques jours après que des usagers des RER B et D ont été évacués sur les voies. « Des incidents d’une ampleur rarissime sur plusieurs RER, qui auraient pu être gravissimes », déplore dans un communiqué le groupe de la Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne au conseil régional d’Ile-de-France, qui estime que Valérie Pécresse « ne prend pas la mesure des besoins financiers des projets déjà prévus ou en cours et encore moins des projets à lancer d’urgence si la région veut être à la hauteur de l’urgence climatique absolue ».