Paris

Deux chinoises corvéables à merci

A la barre, le couple de journalistes d'origine chinoise se dit « choqué ».

A la barre, le couple de journalistes d'origine chinoise se dit « choqué ».

A leur sujet, certains parlent d'« esclavage moderne ». Pour leur avocat, ils ont simplement « conçu leur vie privée comme une petite Chine ». Mardi, M. Y. et Mme R. comparaissaient devant le tribunal correctionnel d'Evry. La justice leur reproche d'avoir, entre 2001 à 2009, fait travailler et séjourner illégalement en France deux jeunes Chinoises, transformées en bonnes à tout faire sans aucune rétribution, ou presque. En échange d'un travail qui, selon une victime, pouvait s'étaler chaque jour entre 8 h et 22 h à leur domicile, le couple envoyait à leurs familles en Chine de 1 000 à 2 000 euros par an. Le tout sans contrat de travail et avec des passeports conservés dans la chambre nuptiale. « On les a toujours considérées comme des membres de la famille », explique l'un des prévenus. Douze mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende ont été requis contre eux. La décision a été mise en délibéré jusqu'au 30 juin. W

D. T.