Paris : La marche des fiertés demande un lieu pour les archives LGBT

PRIDE L’ouverture d’un centre d’archives LGBT+ est un véritable serpent de mer dans le milieu associatif LGBT+ parisien

A.L.
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Une marche des fiertés (image d'illustration).
Une marche des fiertés (image d'illustration). — SOPA Images / SIPA/SIPA
  • La marche des fiertés 2022 à Paris partira à 13h30 du métro Michel-Bizot pour rejoindre place de la République, via l’avenue Daumesnil et les boulevards Beaumarchais et du Temple.
  • Le mot d’ordre de l’événement est en faveur de l’ouverture du centre d’archives LGBTQI + dans la capitale.
  • La ville de Paris estime avoir « rempli ses obligations » en investissant 300.000 euros pour adapter une ancienne poste rue Molière, près du Palais-Royal, et attend que les trois associations porteuses de projets séparés se mettent d’accord ou elle tranchera.

« Le Centre d’archives LGBTQI+ Paris Ile-de-France, c’est maintenant. Le 25 juin, nous marcherons aussi pour que vivent nos archives. » Voici le mot d’ordre, cette année, de la marche des fiertés qui aura lieu ce samedi à Paris, tel que lancé dans un communiqué de presse par l’Inter-LGBT, association organisatrice de l’événement qui partira à 13h30 du métro Michel-Bizot pour rejoindre place de la République, via l'avenue Daumesnil et les boulevards Beaumarchais et du Temple.

« En 2022, malgré les promesses, la communauté LGBTQI de Paris IDF ne dispose toujours pas d’un centre d’archives LGBTQI + qui nous permette d’aborder fièrement notre présent et notre futur en nous appuyant sur notre passé », ajoute l’Inter-LGBT dans ce communiqué.

Serpent de mer

L’ouverture d’un centre d’archives LGBT+ est un véritable serpent de mer dans le milieu associatif LGBT+ parisien. La mairie estime avoir « rempli ses obligations » en investissant 300.000 euros pour adapter une ancienne poste rue Molière, près du Palais-Royal, selon l’adjoint à la lutte contre les discriminations de la maire de Paris, Jean-Luc Romero-Michel, qui s’est exprimé mi-mai sur le sujet lors d’un petit-déjeuner presse. Il dénonce « des manipulations et mensonges sur cette question ».

« On a le lieu, il faut que ceux qui veulent ce projet se mettent d’accord », dit-il à l’adresse du collectif Archives LGBTQI, de l’Académie gay et lesbienne et d’Archives recherches culturelles lesbiennes (ARCL), trois associations porteuses de projets séparés à qui la mairie demande de conclure un « accord de gestion » pour financer le futur site. « Si fin mai, début juin ça n’avance pas, il faudra trouver une solution », a prévenu mi-mai Jean-Luc Romero-Michel. Il pourrait « trancher pour une ou deux associations » afin d’obtenir une ouverture rapide « à l’horizon de la fin d’année ».

« Question de principe »

La ville demande par ailleurs à ces associations de trouver une partie du budget ailleurs, auprès de l’Etat et de la région. « C’est une question de principe parce qu’on sait qu’au fur et à mesure des années ça prendra de l’ampleur et on n’a pas vocation à payer tout le fonctionnement de ce projet », faisait valoir mi-mai Jean-Luc Romero-Michel.

Dans son communiqué, l’Inter-LGBT exhorte « tous les partenaires publics [mairie de Paris, région Ile-de-France et ministère de la Culture] à fournir un lieu et les financements publics indispensables pour le fonctionnement et le développement du futur centre des archives LGBTQI + ».