Essonne : Un homme laisse mourir de faim le chien qu’il avait adopté à la SPA

MALTRAITANCE ANIMALE Le chien Oscar, adopté à la SPA de Vaux-le-Pénil, a été retrouvé complètement dénutri par un vétérinaire, pesant 11 kg contre 23 kg avant d’appartenir à son maître

A.L.
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Photos d'Oscar
Photos d'Oscar — association Stéphane LAMART

C’est la double peine pour le chien Oscar, qui a d’abord perdu son premier-maître puis a été négligé par le second au point d’en mourir de faim. L’histoire se passe à Guigneville-sur-Essonne, et le lanceur d’alerte ici est un vétérinaire. Le professionnel a prévenu une association de protection animale après avoir vu le chien arriver dans son cabinet, dans un état de déshydratation et de dénutrition. Selon l’association Stéphane Lamart, contacté in fine, « il était d’une maigreur cachectique, complètement déshydraté, souffrait d’une forte anémie et était en hypothermie (température à 36,4°) ».

L’association a prévenu le procureur de la république d’Evry et le chien a été saisi le 22 juin dernier. Il pesait 11 kg, contre 23 kg avant d’appartenir à ce propriétaire qui le nourrissait avec seulement 90 grammes de nourriture par jour, très en dessous de la quantité nécessaire pour ce type d’animal. Oscar est toujours dans un état critique, après avoir fait un retournement d’estomac, indique l’association Stéphane Lamart. « Son pronostic vital est engagé », explique à 20 Minutes son président fondateur, du même nom.

« Oscar est passé sous les mailles du filet »

Le sort de ce chien est d’autant plus cruel qu’il avait perdu son premier-maître, décédé. Son second propriétaire l’avait adopté à la SPA de Vaux-le-Pénil (77). « L’adoption n’a pas été contrôlée. Je regrette qu’elle n’ait pas mandaté d’enquêteurs, habituellement elle le fait mais là Oscar est passé sous les mailles du filet, déplore Stéphane Lamart. Toutes les adoptions sont habituellement contrôlées », ajoute le responsable d’association, lui-même adhérent de la SPA.

Oscar
Oscar - association Stéphane LAMART

Et de conclure : « L’alerte a été donnée pour cet animal mais combien se retrouvent dans le même cas sans qu’on le sache ? Nous avons la chance de disposer en France d’un arsenal juridique important en matière animale, mais ce qui manque c’est que la justice applique les lois et avec des peines fermes pour éviter toutes les récidives qu’on peut avoir. Et il faut que les enfants aient des cours sur les droits de l’animal. »