Les étudiants sont en rade de petits boulots d'été

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Le service aux entreprises reste porteur.
Le service aux entreprises reste porteur. — ABONNENC / SIPA

Les observateurs l'affirment : les étudiants galèrent cette année

pour trouver des jobs d'été. Plus que d'habitude, en tout cas. Chez parisjob.com, on enregistre une baisse de 20 % d'offres en Ile-de-France, par rapport à l'année dernière. Même constat chez Monster.fr, avec un tiers d'annonces en moins. Au Pôle emploi, l'analyse est plus nuancée. « C'est surtout la demande qui explose. Avec la crise, les parents demandent à leurs enfants de travailler l'été, s'ils veulent se payer des vacances », analyse Brigitte Bleyer, conseillère à Paris.

Pour autant, tout n'est pas perdu. Le service aux entreprises recrute encore, par exemple. Sur parisjob.com, il compte pour 34 % des annonces en Ile-de-France. Vient ensuite la distribution (14 % des offres). « Les jobs d'été restent la solution la plus économique pour les boîtes », assure Alexandre Panossian, directeur commercial du site Web. Autre constat, les colonies de vacances marchent plutôt bien cette année. « Mais il faut avoir le Bafa et le job n'est souvent pas très rémunérateur », nuance le Crous de Paris. En revanche, côté hôtellerie et restauration, même pas la peine d'essayer, le secteur est complètement bouché. Reste finalement les candidatures spontanées. Mais mieux vaut se déplacer et présenter un CV différent pour chaque offre. W

William Molinié