L'île-de-France à la pointe des technologies

Mickaël Bosredon

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Des robots, des images en 3D, des films d'animation, des jeux vidéo...

Toutes les filières de la création numérique en Ile-de-France donnent rendez-vous au grand public jusqu'au 7 juin, à l'occasion de Futur en Seine, premier festival dédié aux innovations technologiques. Environ 300 événements se tiennent dans 45 lieux franciliens. « Nous avons pensé Futur en Seine dans l'esprit des Expositions universelles parisiennes du début du XXe siècle, où l'Ile-de-France montrait l'étendue de son savoir-faire », raconte Philippe Roy, délégué adjoint de Cap Digital, pôle de compétitivité dédié à l'industrie de la création numérique francilienne et organisateur de l'événement avec la région et la Ville de Paris.

Et le savoir-faire de l'Ile-de-France au XXIe siècle, ce sont les nouvelles technologies. « Notre région est à la pointe de la création numérique mondiale. L'Ile-de-France est, par exemple, un des territoires majeurs du film d'animation - Renaissance, Azur et Asnar, Arthur et les minimoys... y ont été créés -, des effets spéciaux pour le cinéma américain et français, du jeu vidéo ou encore de la numérisation en 3D des espaces urbains et des monuments. La filière des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) représente 400 000 emplois, plaçant l'Ile-de-France au premier rang européen. Nous avons aussi une trentaine d'instituts de formation mondialement reconnus, comme les Gobelins, dont un tiers des étudiants sortants vont directement chez Pixar », s'enorgueillit Philippe Roy. L'école de l'image parisienne s'est d'ailleurs distinguée cette année, puisque pour la première fois de son histoire, un film de fin d'études réalisé par des élèves, Oktapodi, a été nominé aux Oscars.

Cette filière semble pour le moment résister à la crise. « Mais la prochaine vague de commandes des grands éditeurs de jeux vidéo, qui tombe habituellement à l'été, pourrait changer la donne, ainsi que les chiffres de fréquentation du cinéma », prévient Philippe Roy.

Pour l'instant, l'heure est à la fête. Et pour célébrer cette première édition, Cap Digital présentera seize prototypes spécialement créés par des entreprises franciliennes, à la suite d'un appel à projets. Le public pourra ainsi tester Héritage 3D, une vraie machine à remonter le temps qui plonge le visiteur du château de Vincennes dans le cabinet de travail de Charles-V, la Montre verte, qui calcule la pollution ambiante, ou encore un télescope qui, depuis l'arc de Triomphe, montrera le Paris du passé et du futur par un jeu de surimpression. La ville du XXIe siècle sera bien numérique. W