Covid-19 : Entre « ras-le-bol » et appel à la « responsabilité collective », nos lecteurs divisés sur la fin du masque obligatoire dans les transports

VOTRE VIE VOTRE AVIS Ce lundi, le masque ne sera plus obligatoire, mais seulement recommandé, dans les transports en commun, a annoncé Olivier Véran mercredi

Guillaume Novello
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On devrait voir moins de masques dans les métros parisiens ce lundi.
On devrait voir moins de masques dans les métros parisiens ce lundi. — EPN/Newscom/SIPA
  • Nous avons invité nos lecteurs à se prononcer sur la fin du masque obligatoire dans les transports en commun, annoncée par Olivier Véran mercredi, et qui prendra effet ce lundi.
  • « La fin du port masque est une bonne nouvelle, j’ai hâte de pouvoir enfin respirer ! » s’enthousiasme Alexandre, un des lecteurs qui a répondu à notre appel à témoignages.
  • En revanche, pour notre lectrice Laura, « ce n’est pas bien compliqué, l’obligation disparaît, mais le virus est toujours actif, donc je continuerai à porter le masque dans les bus ».

« Enfin une bonne nouvelle ! Ras-le-bol du masque dans les transports avec la chaleur ! » clame Fred. Comme beaucoup d’entre vous, notre lecteur libéré, délivré, a répondu à notre appel à témoignages pour savoir si vous allez continuer à porter le masque dans les transports en commun après la fin de l’obligation ce lundi. Pour Fred, c’est non, tout comme Alexandre, qui écrit : « la fin du port masque est une bonne nouvelle, j’ai hâte de pouvoir enfin respirer, d’autant plus que les températures augmentent progressivement ! »

Jonathan, lui, a « juste envie de dire enfin ! » « Deux heures de transport par jour, enfin libéré de ce masque. […] Je ne suis pas anti-masque, mais personnellement je ne l’aurais jamais porté », ajoute-t-il. Tandis qu’Erwan y voit surtout le côté pratique : « Le grand avantage est que lorsqu’on n’aura pas de masque sur soi, on pourra quand même prendre les transports ».

La crainte du virus toujours présent

Pour Laura, au contraire, « ce n’est pas bien compliqué, l’obligation disparaît, mais le virus est toujours actif, donc je continuerai à porter le masque dans les bus ». La présence du Covid-19 fait que certains de nos lecteurs ne sont pas près de faire tomber le masque, « c’est du bon sens tout simplement », précise Fanny. Certains sont d’ailleurs plus véhéments comme Jean-Louis pour qui « la levée de l’obligation du port du masque est une ineptie ». « Quelle bande d’abrutis ! » tempête David qui met en garde : « Vraiment, ce virus, on l’attrape facilement, je porte le masque partout sauf pour le déjeuner et je l’ai attrapé alors je ne vous en parle même pas du fait de ne pas porter le masque dans le métro ».

Un autre facteur qui pousse nos lecteurs à se protéger est la promiscuité dans les rames et le risque de contagion qui en découle. « Je continuerai à porter le masque pour le moment, car aux heures de pointe dans le métro, nous sommes serrés comme des anchois », affirme Christelle. « Il est préférable de conserver le port du masque aux heures de pointe, par exemple sur la ligne 13, car il est très probable qu’une personne testée positive soit dans un wagon bondé de monde », estime pour sa part Grégory. La ligne 13 sert également de repoussoir à Mariette. « Je pense que la personne qui a levé cette obligation n’a jamais pris la ligne 13 du métro parisien en heures de pointe, avance-t-elle. Vu la proximité avec les autres personnes, même hors Covid-19, ça devrait être obligatoire ! »

Appel à la responsabilité collective

D’autant plus que certains passagers présentent des faiblesses face au coronavirus. « J’ai deux facteurs de risque de faire une forme grave du Covid-19, témoigne ainsi Anne-France. Donc oui, je continuerai à porter le masque dans les transports. Et je regrette qu’il ne soit plus obligatoire. » Danièle qui est « une personne fragile » continuera « à porter le masque et ne [s]e mettra pas assise à côté de quelqu’un qui ne porte pas de masque ». Il ne faut « pas oublier les personnes ayant des comorbidités, l’enlever dans des espaces clos est pour moi à risque », appuie Niky.

Enfin, nos lecteurs en appellent à la responsabilité collective. Comme Mamadou, pour qui « le problème n’est pas le virus en lui-même, mais les autres qui ne respectent rien (hygiène, malade qui crache et éternue sans se couvrir) ». « Il faut un peu de responsabilité collective et de prise de conscience, estime Grégory. Nous avons les clés pour agir, mais pas suffisamment de prise de conscience au niveau des citoyens. » Et Didier de conclure : « Pour ne rien risquer, autant le porter même si c’est désagréable. La santé avant tout ! »