Christine Boutin tentée de prendre la tête des Yvelines

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Christine Boutin, présidente par intérim du conseil général des Yvelines.
Christine Boutin, présidente par intérim du conseil général des Yvelines. — S. POUZET / 20 MINUTES

Drôle d'ambiance au conseil général des Yvelines

où des tensions apparaissent après la démission forcée (vendredi) de son président (UMP) Pierre Bédier, inéligible pour six ans depuis la semaine dernière. L'élu local avait été condamné définitivement par la Cour de cassation pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux. Reste donc à lui trouver un successeur après la cantonale partielle dans son fief de Mantes-la-Jolie les 21 et 28 juin prochains.

Avant-hier soir, le groupe UMP - assuré de conserver la majorité - a désigné Alain Schmitz, un proche de Pierre Bédier, comme candidat unique à la présidence. « Bédier investit à la hâte son poulain », grince un membre de la majorité. Un adoubement pas du tout au goût de Christine Boutin, qui assure l'intérim « légal » en tant que première vice-présidente du conseil général. Car son entourage ne le cache pas : la ministre du Logement « n'exclut pas » de se présenter face à Alain Schmitz. Elle fait d'ailleurs partie des trois conseillers généraux qui n'ont pas voté en faveur de l'investissement de ce dernier comme candidat à la succession. « Christine Boutin étudie le rapport de force avant de se lancer et prend des contacts avec ses collègues pour jauger de ses chances », explique une source proche du dossier, qui parle d'« un climat devenu irrespirable » au sein de la majorité. W

Alexandre Sulzer