Les Roms de Bobigny délogés

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Pour la mairie de Bobigny (Seine-Saint-Denis), c'est « une incitation

ferme à quitter les lieux »,

mais pour les associations de défense des Roms c'est une « expulsion ». Depuis samedi et le décès de Diego, 7 ans, dans l'incendie d'un entrepôt de la ville, les quelque trois cents Roms qui y avaient trouvé refuge étaient hébergés dans un gymnase municipal. Encadrés par la police, hier matin, tous ont été priés de quitter les lieux. Une trentaine, dont la famille du garçon mort, ont accepté l'aide au retour vers la Roumanie. Mais « cette aide de 300 euros par adulte et 150 euros par enfant ne leur offre aucune perspective, selon Malik Salemkour de l'association Romeurope. Du coup, plus de la moitié revient en France dans les semaines qui suivent. » La majorité des occupants du gymnase qui n'a pas souhaité rentrer au pays erre actuellement dans un parc à proximité de la gare de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) selon l'association La Voix des Roms. W

David Thomson