Paris : Rachida Dati veut sa clôture autour du Champ-de-Mars

DES BARBELES SUR LA PRAIRIE La maire LR du 7e arrondissement souhaite mieux « lutter contre les trafics »

G. N. avec AFP
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Le Champ-de Mars en fleurs avec vue sur la tour Eiffel.
Le Champ-de Mars en fleurs avec vue sur la tour Eiffel. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, redemande à Anne Hidalgo d’installer une clôture autour du Champ-de-Mars afin de le fermer la nuit et ainsi de mieux « lutter contre les trafics ». « Nous allons de nouveau, comme en 2021, saisir la maire de Paris pour obtenir la clôture du Champ-de-Mars afin de lutter contre les trafics, protéger ce jardin et la tranquillité des riverains, et éviter la surexploitation commerciale », a indiqué l’entourage de Rachida Dati vendredi à l’AFP, confirmant une information du Parisien.

Dans une lettre envoyée mercredi, la cheffe de l’opposition de droite parisienne demande à l’ex-candidate socialiste à la présidentielle « d’envisager la création d’un PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur) pour le périmètre du Champ-de-Mars et ses abords », synonyme selon elle de « meilleure garantie de protection contre la dégradation accélérée dont ce jardin est frappé ». La partie est du 7e arrondissement, comprenant les Invalides et le musée d’Orsay, bénéficie déjà d’un PSMV, « première étape pour sanctuariser » le jardin public et « redemander ensuite une protection supplémentaire avec la clôture », selon l’entourage de Dati.

Déjà un refus de la mairie en 2021

En mars 2021, le groupe LR et apparentés du conseil municipal avait déjà demandé l’installation d’une clôture autour de cet espace vert, l’un des plus grands de la capitale, afin de limiter les rassemblements nocturnes qui « dégénèrent en nuisances sonores et dégradations ». « Le Champ-de-Mars devient le point de ralliement d’individus en état d’ébriété, de vendeurs à la sauvette, voire de délinquants qui harcèlent les touristes », avait affirmé le conseiller René-François Bernard, adjoint aux espaces verts dans le 7e.

La demande avait été rejetée, l’adjoint aux espaces verts, Christophe Najdvoski, refusant de « privatiser le Champ-de-Mars » et dénonçant « un gouffre financier » à plusieurs dizaines de millions d’euros ainsi qu’une « aberration paysagère et patrimoniale » revenant à « mettre en cage un trésor national ». La partie nord du Champ-de-Mars, qui accueillait selon Christophe Najdovski 21 millions de visiteurs par an avant la pandémie, a été retirée début février du grand projet de réaménagement entre le Trocadéro et la Tour Eiffel, sous pression des élus écologistes, qui ont également obtenu que la Ville réduise progressivement le nombre de jours d’événements autorisés sur le site.