À Paris-III, le blocage s'éternise et la situation piétine

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Lesétudiants sont inquiets mais confiants.
Lesétudiants sont inquiets mais confiants. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Hier, la carte des universités encore bloquées se réduisait à peau

de chagrin. Mais quelques campus faisaient figure d'irréductibles. A l'image de celui de Paris-III. L'assemblée générale étudiants-enseignants qui s'est tenue mardi dans un amphithéâtre de Censier (5e) a confirmé le blocage. Pour Hugues Marchal, maître de conférences et gréviste, si les étudiants bloquent encore, c'est parce qu'ils « ont l'intime conviction que les ministres concernés n'ont pas d'autre choix que de céder au blocage ». Mardi, lui et plusieurs confrères ont proposé une levée temporaire du blocage pour préparer les examens. Mais la motion a été rejetée. « Pour les étudiants mobilisés, un arrêt du blocage, même temporaire, passe pour une preuve de faiblesse », explique Hugues Marchal.

L'hypothèse la plus probable est cependant celle du bon déroulement des examens. « Nous sommes au pied du mur. Nous voulons limiter les dommages collatéraux », reconnaît Idris, étudiant en deuxième année. « Les formes d'action changent et vont changer », confirme Valérie Robert, maître de conférences et membre du collectif Sauvons l'université. Hugues Marchal est d'accord. Pour lui, les possibilités d'action restent étendues, comme la tenue de cours ne respectant pas les maquettes définies par le ministère. W

Romain Gouloumes

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