Île-de-France : Deux policiers en garde à vue dans une affaire de trafic de voitures volées

JUSTICE Les deux policiers, en poste à Saint-Ouen (93) et Paris (75), se sont servis du fichier des véhicules volés pour proposer des voitures aux trafiquants

20 Minutes avec AFP
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Un voiture de police (illustration)
Un voiture de police (illustration) — Alexandre Vella / 20 Minutes

Treize personnes, dont deux policiers, ont été placées en garde à vue mardi dans une vaste affaire de corruption et de trafic de voitures volées. L’annonce de ce vaste coup de filet a été faite par le parquet de Bobigny ce mercredi, information confirmée par une source policière.

Ces interpellations ont été menées par l’IGPN, la « police des polices », et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) sur commission rogatoire d’une juge d’instruction de Bobigny, a indiqué la source policière, confirmant une information du Parisien.

Des véhicules volés retrouvés, proposés aux trafiquants

L’un des policiers, affecté au commissariat de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis​), est soupçonné d’avoir supprimé du fichier des véhicules volés (Foves) des véhicules retrouvés, sans avertir les propriétaires, pour les proposer moyennant une commission à un réseau de trafiquants chargé de les maquiller et les revendre. Une soixantaine de véhicules sont concernés pour un préjudice avoisinant le million d’euros, a-t-on précisé de même source.

L’autre policier en poste à Paris et âgé de 37 ans, également interpellé en région parisienne, est soupçonné d’avoir consulté frauduleusement le Foves à la demande de son ancien collègue. « Mon client n’entretient aucun lien avec ce trafic de voitures », a réagi auprès de l’AFP son avocat, Antoine Ory.

Les policiers ont également mené une importante opération dans le réseau des trafiquants de voitures présumés, procédant à onze interpellations dans les agglomérations de Marseille, Orléans, Toulouse et Perpignan.