Paris : Et si vous dormiez dans un lit-cabine ?

METRO, HOSHO, DODO Le groupe Louvre Hotels a lancé il y a un an son concept de lit-cabine dans le Val-de-Marne, à 10 minutes de porte d'Italie (Paris 13e). L’établissement nommé « Hosho » propose un mix entre un hôtel et une auberge de jeunesse avec une capacité de 236 lits

Justine Le Pourhiet
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Et si vous dormiez dans un lit-cabine à Paris — 20 Minutes
  • L’hôtel capsule est un concept tout droit venu du Japon. Il consiste à optimiser l’espace et limiter les chambres à des lits-cabines.
  • Hosho se compose de 236 lits-capsules appelées « Dream Station » et propose en option de privatiser une chambre ou d’accéder à un balcon. Un espace de co-working, une laverie ou un roof-top sont également présents dans l’établissement.
  • Le client est autonome dans l’hôtel. Il réserve son séjour en ligne ou sur une borne à son arrivée et ouvre la porte de son casier avec une carte connectée.

Êtes-vous prêt à dormir dans un lit-cabine ? C’est sur ce concept qu’Hosho tente d’attirer des clients dans son hôtel rue Pierre-Brossolette, au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne. Les dortoirs sont organisés à la manière de lits-cabines, un concept japonais qui optimise au maximum l’espace. Les lits semblent tenir dans des boîtes en bois superposées dans lesquels on trouve la literie, un miroir, deux lampes, des branchements. Une poche à rangement se trouve au pied du matelas, tout comme un casier pour sécuriser ses affaires.

L'entrée de l'hôtel capsule Hosho, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).
L'entrée de l'hôtel capsule Hosho, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). - J. Le Pourhiet / 20 Minutes

Le design des capsules n’est pas laissé au hasard car certains dortoirs peuvent accueillir jusqu’à huit personnes. Les échelles turquoise qui permettent d’accéder aux lits en hauteur ont donc été confectionnées pour ne pas bouger et ne faire aucun bruit. « Ma chambre dans mon lit », dit fièrement Kais Bayar, manager d’Hosho, pour évoquer le design des cabines et l’impression d’intimité obtenue avec l’installation d’un rideau fermant le lit. Tout se partage dans cet établissement : les toilettes et les douches sont intégrées aux chambres, un espace de coworking est disponible au rez-de-chaussée et un espace détente sur le roof-top ouvrira en juin prochain.

Un hôtel connecté

« Notre concept est un hôtel 2.0 », souligne Kais Bayar. La réservation à Hosho s’effectue en ligne ou bien sur une borne à son arrivée. Après huit minutes de marche entre la station Porte d’Italie (ligne 7) et l’hôtel, « le client doit récupérer sa carte connectée pour entrer dans le bâtiment », explique Kais Bayar en ajoutant « ici le client est autonome ». Cette carte permet également d’accéder aux étages, à sa chambre et à son casier pour ranger ses affaires, le bâtiment est entièrement sécurisé. Un employé est tout de même présent si jamais le client avait besoin d’assistance.

L’hôtel Hosho est un bâtiment épuré qui passerait inaperçu dans cette rue du Kremlin-Bicêtre sans sa grande banderole multicolore accrochée sur sa façade. Le décor de l’établissement est surprenant, il mêle couleurs, affichages lumineux, illustrations sur les murs et un style industriel parfait pour une photo sur Instagram. Utiliser les réseaux sociaux pour attirer les clients dans cet hôtel a été le parti pris au lancement du projet en février 2021.

Trois principes : sécurité, propreté et calme

« Nous avons invité des Tiktokeurs à dormir et tester notre concept lors d’un évènement, ils ont adoré », se rappelle le manager. Les publics ciblés par cet établissement sont des groupes de professionnels, d’amis et des familles. Ces derniers ont la possibilité de privatiser des chambres. « Les femmes peuvent également réserver un dortoir non-mixte afin de se sentir complètement en sécurité », vante le manager qui mise sur trois principes au sein de son hôtel : la sécurité donc, la propreté et le calme. Le plus de cet établissement repose sur son prix attractif, pour 20 euros le client peut dormir une nuit à deux pas de Paris.

L’esprit du concept d’Hosho est de mixer entre l’auberge de jeunesse et l’hôtel. « L’auberge, c’est bruyant, estime le manager, ici on essaye d’avoir l’esprit mais en ajoutant le calme. » Depuis un an, la clientèle est en grande partie étudiante ou de passage pour visiter Paris. « Ils ont donc besoin de calme pour travailler ou se ressourcer », poursuit Kais Bayar. Actuellement l’hôtel Hosho a un taux de remplissage entre 40 et 70 % et espère qu’après la crise sanitaire et la levée du pass vaccinal, lundi 14 mars, une nouvelle clientèle professionnelle viendra.