Paris : Un policier en fuite, connu pour violences conjugales, suspecté de féminicide

FEMINICIDE La police judiciaire s’est rendue sur place pour enquêter, les causes de la mort n’étant pas encore connues

X. R. avec T. C. et AFP
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La police judiciaire est présente sur les lieux.
La police judiciaire est présente sur les lieux. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Un policier absent à sa prise de service en  Seine-Saint-Denis était activement recherché vendredi soir après que sa compagne a été découverte décédée dans son appartement à Paris. Selon nos informations, le policier est un gardien de la paix qui travaille au Blanc-Mesnil, et qui a appelé son service vendredi pour prévenir de son absence. Ne l’ayant pas justifié, ses collègues ont tenté de le rappeler plus tard, mais l’homme ne répondait plus au téléphone. Inquiets, ils ont alors alerté les policiers du 19e arrondissement. Ces derniers se sont rendus à son domicile rue David d’Angers.

Entrés dans l’appartement avec l’aide de la gardienne, ils découvrent alors le corps d’une femme dans la salle de bains. Selon leurs constatations, il n’y avait pas de trace de blessures externes sur le corps de la jeune femme qui était habillée. Une autopsie doit avoir lieu ce samedi.

Sa compagne avait déposé plainte en 2019

« Une enquête est ouverte du chef d’homicide volontaire sur concubin, même si la cause du décès reste indéterminée à cette heure », confirme une source judiciaire à 20 Minutes. « La femme décédée est née en 1993. Son concubin, toujours recherché, est né en 1992 », ajoute cette source, et fait partie de la police depuis 10 ans. Selon une autre source proche de l’enquête, le suspect est propriétaire d’une voiture citadine blanche, qu’il est susceptible d’avoir utilisée pour prendre la fuite, et il est possiblement muni de son arme de service.

Toujours selon nos informations, son ex-compagne avait déposé plainte contre lui en 2019 et il avait été condamné par le TGI à faire un stage de sensibilisation aux violences conjugales après une garde à vue. Sur le plan administratif, il avait écopé d’un avertissement, selon cette même source, la plus basse sanction de la fonction publique et qui ne fait l’objet d’aucune mention dans le dossier de l’agent.

La police toujours sur place

Il a également fait l’objet d’un « suivi social », assuré par des psychologues, assistantes sociales et médecins de prévention. En juin dernier, « il avait sollicité l’intervention de la police pour un différend avec sa compagne qui se serait montrée violente avec lui. Il présentait un visage tuméfié », selon la source policière.

Vendredi soir, un périmètre de sécurité a été installé dans le quartier pour bloquer la circulation autour de l’immeuble et des effectifs de police judiciaire étaient sur les lieux. Une voiture de police et deux fonctionnaires montaient toujours la garde devant l’entrée de l’immeuble ce samedi matin.