Crack à Paris : La préfecture de police en quête d’un nouveau lieu, la mairie renâcle

INSOLUBLE Les consommateurs de crack sont installés depuis quatre mois au square porte de la Villette

G. N.
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Des employés municipaux nettoient le square de la porte de la Villette où sont regroupés les usagers de crack.
Des employés municipaux nettoient le square de la porte de la Villette où sont regroupés les usagers de crack. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Après le grand nettoyage d’hiver lundi, la préfecture de police de Paris est en quête d’un nouveau lieu pour les usagers de crack. En effet,  d’après Le Parisien, le préfet Didier Lallement a envoyé une lettre en ce sens à  Anne Hidalgo.

Selon une source policière, la préfecture est à la recherche d’un nouveau lieu qui ne relève pas de l’espace public pour accueillir les toxicomanes. Il devra également répondre à deux critères, ajoute la même source : le lieu devra être nettement éloigné de tout quartier résidentiel et suffisamment accessible pour qu’un accompagnement médico-social puisse s’y effectuer. En gros un terrain vague, loin des habitations. Autant en Seine-et-Marne, c’est jouable, autant à Paris, c’est tout de suite plus compliqué.

C’est la guerre froide

En parallèle, Didier Lallement demande à la mairie de Paris de lui faire des propositions de lieux, comme elle s’y était engagée il y a plusieurs mois, précise une source policière. Ce que l’Hôtel de Ville refuse. « On ne peut pas continuer comme ça, en déplaçant le camp d’un lieu à un autre, de   Riquet à porte de la Villette », dénonce Anne Souyris, adjointe en charge de la Santé. Davantage qu’un autre lieu, la mairie de Paris réclame des hébergements supplémentaires.

Dans son rapport de décembre dernier sur le Plan crack à Paris, la chambre régionale des comptes écrivait que « la coordination des acteurs publics (préfecture de région Île-de-France, Ville de Paris, ARS, préfecture de police […]) et des opérateurs associatifs doit être relancée ». Visiblement, on n’y est pas.