Génération Identitaire : Les militants qui avaient occupé le toit de la CAF de Bobigny rejugés lundi

APPEL En première instance, ils avaient écopé d’un à trois mois de prison avec sursis, et devaient payer 2.000 en dommages-intérêts

20 Minutes avec AFP
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Le groupuscule a été dissous en mars 2021.
Le groupuscule a été dissous en mars 2021. — Olivier Coret/SIPA

Une vingtaine de militants de Génération identitaire,  association aujourd’hui dissoute, seront rejugés en appel lundi à 13h30 à Paris, après avoir été condamnés en mars 2020 à de la prison avec sursis pour avoir  occupé le toit de la CAF de Bobigny. Le 29 mars 2019, tôt dans la matinée, 17 hommes et deux femmes, militants de l’association d’extrême droite âgés de 18 à 33 ans, escaladent l’immeuble de la caisse d’allocations familiales de  Bobigny, dans la banlieue nord-est de Paris.

Les membres du groupuscule, adepte des actions coup de poing filmées et largement diffusées sur les réseaux sociaux, y déploient une banderole où est inscrit le slogan « De l’argent pour les Français. Pas pour les étrangers. » Sur les images, on distingue un groupe majoritairement masculin, poings levés, fumigènes allumés, scandant « Stop, stop, stop  immigration ». Après plusieurs heures sur le toit, les 19 militants avaient été délogés par la police. L’établissement avait dû être fermé au public.

D’un à trois mois de prison en première instance

A l’issue de deux jours d’audience au tribunal correctionnel de Bobigny, ils avaient été condamnés le 13 mars 2020 à des peines allant d’un à trois mois de prison avec sursis, avant de faire appel. Initialement poursuivis pour entrave à la liberté de travail, le délit avait été requalifié en « violation de domicile ». Ils devaient également s’acquitter solidairement de 2.000 euros de dommages-intérêts au titre du préjudice moral subi par la CAF de Seine-Saint-Denis.

Lors du procès en première instance, l’un des prévenus avait justifié l’action par le fait de vouloir « attirer le regard des Français ». Le mouvement avait affirmé : « Par cette action symbolique, Génération identitaire réclame la suppression de toutes les aides sociales aux étrangers extra-européens. »

Plusieurs actions avaient suivi, avant que le gouvernement ne prononce la dissolution du groupe accusé de vouloir « agir en tant que milice privée » en mars 2021. Les militants abordent cette nouvelle audience « sereinement » et « relativement confiants », a assuré leur avocat, Me Pierre-Vincent Lambert, qui « espère une relaxe pure et simple ».