Île-de-France : La Défense refuse le projet de tours jumelles Hermitage

IMMOBILIER Patrick Devedjian émettait déjà des doutes en 2018 sur la capacité d’investissement du groupe russe

R.L.D. avec AFP
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La quartier d'affaires de la Défense, vu depuis le parc André-Malraux de Nanterre (Hauts-de-Seine), le 19 février 2019.
La quartier d'affaires de la Défense, vu depuis le parc André-Malraux de Nanterre (Hauts-de-Seine), le 19 février 2019. — Clément Follain / 20 Minutes

Le conseil d’administration de l’établissement public local Paris La Défense a annoncé, ce lundi, avoir décidé de ne pas approuver les promesses de vente avec la société Hermitage pour son projet de tours jumelles  dans le centre d’affaires.

Le protocole transactionnel, établi à l’issue d’une procédure de médiation menée sous l’égide du tribunal judiciaire de Nanterre, donnait jusqu’au 31 décembre au promoteur russe à l’origine du projet, Emin Iskenderov, pour faire signer les promesses de vente.

« Absence de garanties financières et techniques »

Après s’être réuni le 28 décembre, le conseil d’administration de Paris La Défense a estimé que la situation ne permettait pas de conclure une transaction « dans des conditions acceptables pour l’établissement public, eu égard notamment à l’absence de garanties financières et techniques fournies par le porteur de projet », a-t-il expliqué dans un communiqué.

Le projet, nommé « Hermitage Plaza », consistait en la construction de deux gratte-ciels de 320 mètres de haut avec des résidences de luxe, des bureaux, des hôtels et des commerces, en lieu et place d’immeubles de logements construits en 1974.

Livraison initiale prévue pour 2024

Il devait être livré d’ici aux Jeux Olympiques de 2024 à Paris. Mais, depuis 2007 et la signature d’une promesse de vente entre le bailleur social Logis Transports, propriétaire des murs, et la société Hermitage, l’opération fait l’objet d’une bataille judiciaire avec des habitants de l’immeuble existant, qui refusent de laisser leur logement.

Le projet, évalué à 2,8 milliards d’euros, laissait aussi certains observateurs perplexes. A l’image de l’ancien patron de Paris La Défense Patrick Devedjian, décédé en mars 2020, qui avait émis en juin 2018 dans un entretien aux Echos « de sérieux doutes sur la capacité du groupe à financer et réaliser un projet aussi ambitieux ».