Seine-et-Marne : Deux fonctionnaires de police mis en examen et écroués pour avoir vendu des munitions

FAIT DIVERS C’est la présence de munitions spécifiques à la police sur les lieux d’un meurtre qui a fait avancer l’enquête

20 Minutes avec AFP
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Les deux fonctionnaires ont été mis en examen en compagnie de trois autres personnes.
Les deux fonctionnaires ont été mis en examen en compagnie de trois autres personnes. — Mathieu Pattier/SIPA

Deux fonctionnaires de police ont été mis en examen pour « vol et recel en bande organisée » et « détention de munition » et placés en détention provisoire début octobre, soupçonnés d’avoir vendu des munitions à des délinquants en  Seine-et-Marne, ont indiqué ce dimanche le parquet et une source policière.

En plus des deux fonctionnaires, également mis en examen le 9 octobre pour « association de malfaiteurs », trois autres personnes ont été mises en examen dans cette affaire, dont l’une écrouée, a précisé le parquet de Meaux, confirmant une information du Journal du dimanche.

Des munitions de la police retrouvées sur les lieux d’un homicide

Les investigations sur ce trafic ont connu un tournant grâce à une enquête pour homicide, a relaté la source policière. Mi-septembre, un homme de 28 ans, blessé par balles, décédait dans une rue de Torcy. A côté de lui, se trouvait une arme. Dans cette arme, qui appartenait à la victime, les enquêteurs ont retrouvé une munition identique aux leurs. Or, ces munitions sont spécifiques car elles doivent être traçables.

L’homme retrouvé mort n’a pas été tué avec une de ces munitions, a précisé le parquet. Les deux fonctionnaires mis en cause, un moniteur de tir et un personnel administratif, le plus impliqué dans l’affaire, exerçaient à Melun, où la distribution des cartouches est centralisée pour le département. Environ 500 munitions ont été récupérées lors de la perquisition, a indiqué la source policière.

Un « audit interne pour remettre à plat le système de gestion des armes » a été mené dans le département, a déclaré une autre source policière. D’abord menée par la police judiciaire de Versailles, l’enquête a par la suite été confiée à l'Inspection générale de la police nationale.