Relaxée pour de la Lingerie détournée

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L'affaire remonte à février 2008. La responsable du rayon lingerie du Monoprix Roquette (11e) est alors soupçonnée d'avoir volontairement écarté des sous-vêtements pour les étiqueter à 0,50 euros, afin de les acheter pendant les soldes en dessous du prix de vente normal. Cette salariée, par ailleurs déléguée CGT, a été relaxée, mercredi, par la cour d'appel de Paris, selon laquelle les éléments du dossier « ne suffisent pas à établir l'existence de manoeuvres frauduleuses ».

La poursuite portait sur 411 dessous, dont la valeur marchande totale était de 8 000 euros. En première instance, en septembre 2008, le tribunal avait jugé la prévenue coupable d'escroquerie, la condamnant à une amende de 2 000 euros avec sursis et à 2 200 euros de dommages et intérêts. Mais devant la cour d'appel, elle a soutenu que ces ventes à « prix cassé » au profit des salariés se faisaient avec l'accord de la direction. « Le doute qui subsiste doit profiter à la prévenue », ont conclu les magistrats. ■