Ile-de-France : Un quart des RER B en moins jeudi en raison d'une grève des conducteurs

DEBRAYAGE Le mouvement social vise à obtenir de meilleures conditions de travail

G. N. avec AFP
— 
La circulation du RER B risque d'être perturbée ce jeudi (illustration).
La circulation du RER B risque d'être perturbée ce jeudi (illustration). — ISA HARSIN/SIPA

Les conducteurs de la SNCF opérant sur la ligne du  RER B sont appelés à faire la grève jeudi par les syndicats CGT-Cheminots, SUD-Rail et FO-Cheminots pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et réclamer des hausses des salaires, selon des tracts syndicaux. Le RER B est exploité conjointement par la SNCF et la  RATP mais cet appel à la grève concerne seulement les salariés de la SNCF. « Le trafic sera perturbé », avec « quatre trains sur cinq » en circulation pendant les heures de pointe et « trois trains sur quatre en heures creuses », indique la SNCF, dans ses prévisions de trafic publiées mercredi.

« Ligne B, ce jeudi 9 décembre, exprimons notre colère […]. Nos revendications sont légitimes », écrit SUD-Rail dans un tract adressé aux conducteurs et aux gestionnaires de leurs plannings. Le syndicat demande une « hausse générale des salaires », le « respect de la vie » des conducteurs ou l’amélioration des conditions de travail actuellement « dégradées » des gestionnaires des plannings.

La CGT-Cheminots appelle de son côté les conducteurs, gestionnaires des plannings, régulateurs du trafic et agents chargés de l’information sonore aux voyageurs en gare à une « grève massivement suivie » pour « ouvrir les yeux à une direction qui se veut aveugle ». Le syndicat dénonce une politique d'« économies » faites au détriment des « emplois » et des « conditions de vie et de travail » des cheminots. La CGT proteste aussi contre l’utilisation d'« infrastructures et de matériels roulants vétustes ».

Des grèves en série

Cet appel à la grève sur la ligne du RER B s’inscrit dans une série de mouvements sociaux en Ile-de-France à la SNCF. La semaine dernière, les agents commerciaux en gare et contrôleurs du réseau Transilien (trains régionaux franciliens) étaient appelés à  la grève pour dénoncer des suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail. Lundi, des appels à la grève perturbaient le trafic du RER C et de la ligne N. Selon la SNCF, deux RER C sur trois étaient supprimés, tandis que la moitié des trains de la ligne N étaient annulés.

Également perturbé lundi, le trafic du RER E sera encore touché par une grève mardi. La SNCF prévoyait de faire circuler pendant ces deux jours quatre trains sur cinq sur une partie de cette ligne. Concernant le RER C, la CGT-Cheminots a exigé « la remise en circulation de tous les trains RER C supprimés par IDFM (Ile-de-France Mobilités) et Transilien » ainsi que « l’amélioration » des conditions de travail et de rémunération des conducteurs.