Tour Montparnasse : Feu vert de la justice à sa surélévation de 20 mètres

URBANISME Une serre agricole devrait également être ajoutée au sommet de la tour

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la Tour Montparnasse.
Illustration de la Tour Montparnasse. — Geoff Moore / Rex Featu/REX/SIPA

Le projet avait été approuvé en 2019 par la Ville de Paris. Le tribunal administratif de Paris vient de donner son feu vert au projet privé de rénovation de la Tour Montparnasse, qui prévoit une surélévation de 20 mètres avec l’ajout à son sommet d’une serre agricole.

« Il n’y a désormais plus de frein juridique au démarrage des travaux ». Le tribunal a validé jeudi le permis de construire délivré par la Ville, jugeant le projet de l’Ensemble Immobilier Tour Maine-Montparnasse (EITMM), les copropriétaires de la tour, conforme au plan local d’urbanisme (PLU) de la capitale même « s’il ne respecte pas les règles de hauteur maximale prévues ».

« Des matériaux plus conformes aux enjeux et normes d’aujourd’hui »

Des exceptions à ces règles sont cependant possibles « lorsque les modifications d’un bâtiment existant permettent sa mise aux normes et l’amélioration de ses performances énergétiques », a estimé la juridiction pour justifier son feu vert, se basant sur les documents qui anticipent « d’importantes économies d’énergie » et « une meilleure isolation acoustique ».

« Des matériaux et des techniques de construction plus conformes aux enjeux et normes d’aujourd’hui ont été choisis », affirme aussi le tribunal pour qui l’épaississement des 13 premiers étages, ajouté au changement des façades vitrées, permettra de « renforcer l’isolation » et de « couper les courants descendants qui s’abattent sur les piétons et riverains ».

Le projet vise à « redonner une identité forte, innovante, dynamique et moderne » à la tour

« D’un point de vue esthétique, la réhabilitation de la Tour s’accompagne d’une recherche architecturale aboutissant à un résultat harmonieux », a également expliqué le tribunal.

Baptisé « Demain Montparnasse », le projet lauréat, porté par le groupement d’architectes Nouvelle AOM, vise à « redonner une identité forte, innovante, dynamique et moderne » à la tour érigée en 1973, la plus haute de Paris (209 mètres) après la Tour Eiffel.

Ce projet avait en 2019 soulevé l’opposition de plusieurs associations de défense de l’environnement​ et du paysage, mécontentes de la surélévation.