Transport en Île-de-France : Grève des agents commerciaux en gare de Transilien ce mercredi

TRANSPORT Les syndicats dénoncent des suppressions de postes, des fermetures de lignes et de gares

20 Minutes avec AFP
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Un train Transilien au départ de la gare de Lyon, le 13 janvier 2020 à Paris (12e), pendant la grève contre le projet de réforme des retraites., le 13 janvier 2020 à Paris, pendant la grève contre le projet de réforme des retraites.
Un train Transilien au départ de la gare de Lyon, le 13 janvier 2020 à Paris (12e), pendant la grève contre le projet de réforme des retraites., le 13 janvier 2020 à Paris, pendant la grève contre le projet de réforme des retraites. — Clément Follain / 20 Minutes

Les agents commerciaux en gare de Transilien, le réseau régional de la SNCF en Île-de-France, sont appelés par plusieurs syndicats à faire grève ce mercredi pour dénoncer notamment des réorganisations et leurs conditions de travail.

Protestant contre la « déshumanisation » des gares et « l’ultrapolyvalence » demandée à ces salariés chargés de la vente de billets ou de l’information des voyageurs en gare, les syndicats réclament de «meilleures rémunérations », des embauches et « la présence de cheminots du premier au dernier train en gare », avec des « guichets ouverts ».

Des suppressions de postes prévues

Ce sont les syndicats CGT-Cheminots, SUD-Rail et FO-Cheminots qui appellent à la grève, alors que l’Unsa ferroviaire et la CFDT-Cheminots se joignent au mouvement sur le seul secteur de Paris-Nord (trains de banlieue au départ de la gare du Nord, à Paris), a précisé Emmanuelle Bigot, de SUD-Rail.

En Île-de-France, les agents commerciaux en gare sont « tous attaqués », accusent SUD-Rail, l’Unsa et la CFDT dans un tract commun, où ces syndicats s’insurgent contre la suppression prévue d'« une quarantaine » de postes sur la ligne H et d'« une vingtaine » sur le RER B. Un « sous-effectif » qui fera travailler les agents « sur des secteurs plus étendus », avec « plus de boulot » et « plus de flexibilité », tandis que l’arrêt des ouvertures des guichets en « extrême soirée » et le dimanche diminuera les « EVS » (éléments variables de solde) et donc les rémunérations, critiquent-ils. La baisse « peut être de 100 à 300 euros sur des salaires de 1.600-1.700 euros net », a détaillé Emmanuelle Bigot.

Réduction de trains et fermetures de gares

Dans une pétition, la CGT-Cheminots de Paris-Nord dénonce le projet « Trajectoires gares » de la direction et ses « 19 % de trains en moins » sur la ligne H, avec «des fermetures de gares » et « des réductions drastiques de présence humaine au sein des quelques gares restantes ». « À court terme », le syndicat craint un « plan social chez les cheminots, en commençant par ceux du commercial ». Et « la déshumanisation des gares engendre souvent une insécurité grandissante », s’inquiète-t-il.

Dans son préavis de grève, SUD-Rail regrette que « la SNCF désorganise depuis des années les gares » et énumère les réorganisations actuelles de Transilien : l’une réalisée en juin sur la zone de Paris-Est, où « la direction ne respecte pas les engagements d’indemnisation » ; celles « en cours de présentation » pour Paris-Nord, Paris-Saint-Lazare et Paris-Rive gauche, puis celle « annoncée » pour Paris-Sud-Est.