Notre-Dame de Paris : Le diocèse présentera le 9 décembre le réaménagement intérieur de la cathédrale

CHANTIER La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture devra ensuite donner son avis sur le réaménagement de l’édifice partiellement détruit dans un incendie en 2019

20 Minutes avec AFP
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La cathédrale Notre-Dame de Paris, le 14 avril 2021.
La cathédrale Notre-Dame de Paris, le 14 avril 2021. — Christophe Ena/AP/SIPA

A Paris, la restauration de Notre-Dame va franchir une nouvelle étape. Le réaménagement intérieur et liturgique de la cathédrale, partiellement détruite dans un incendie en 2019, sera présenté par le diocèse le 9 décembre à la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA), chargée de donner son avis, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Le diocèse, chargé de ce réaménagement liturgique, c’est-à-dire du remplacement du mobilier endommagé, de l’éclairage et de l’accompagnement pratique des visiteurs et des fidèles au sein de la cathédrale, a précisé cette date, confirmée également par l’établissement public chargé du chantier de sécurisation et de restauration de la cathédrale.

Le diocèse veut une restitution fidèle de l’édifice

Le diocèse a par ailleurs démenti des informations de la presse étrangère selon lesquelles, le célèbre édifice risquait d’être transformé en « parc d’attractions » ou « dénaturé » à grand renfort d’art contemporain. Il n’était par contre pas en mesure de fournir plus de précisions sur le réaménagement samedi soir.

La restauration extérieure de la cathédrale doit conduire à la restitution fidèle de Notre-Dame avant l’incendie. La flèche dessinée par Viollet-le-Duc, telle qu’elle existait doit notamment être reconstruite, conformément aux avis formulés par la CNPA dans ses séances du 9 juillet 2020 et du 25 mars 2021. Les fidèles et visiteurs du monde entier devraient retrouver le monument en 2024, selon le calendrier des travaux.

Une première phase à 165 millions d’euros

La première phase de « sécurisation » de l’édifice, d’un coût de 165 millions d’euros et qui s’est achevée cet été, a notamment permis le démontage de l’échafaudage qui était en place lors de l’incendie, la dépose des grandes orgues, des chantiers-tests de nettoyage dans deux chapelles, la pose de cintres en bois sous les arcs-boutants ou encore le déblaiement et le tri des vestiges et la sécurisation de la croisée du transept.

Charpente en bois, couverture en plomb, taille de pierre, maçonnerie, menuiserie, peinture, dorure, ferronnerie d’art, vitraux et sculptures : la seconde phase, de restauration proprement dite, doit commencer cet hiver. Son budget sera précisé à l’issue de l’attribution de l’ensemble des appels d’offres aux entreprises candidates.