« Gilets jaunes » : Plusieurs centaines de manifestants à Paris pour le troisième anniversaire du mouvement

ANNIVERSAIRE Alors que le mouvement fête ses trois ans, quelques centaines de manifestants déterminés continuent de défiler le samedi

20 Minutes avec AFP
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Comme souvent, la manifestation a vite dégénéré en affrontement avec les forces de l'ordre.
Comme souvent, la manifestation a vite dégénéré en affrontement avec les forces de l'ordre. — AFP

Trois bougies sur une pancarte « saison 3 » pour célébrer le 3e anniversaire du mouvement, plusieurs centaines de « gilets jaunes » manifestaient samedi après-midi à Paris, entre Bercy et Alésia. Les «  taxes », les petites retraites, la déconnexion entre les politiciens et le quotidien des Français : les thèmes traditionnels des « gilets jaunes », qui ne « lâchent rien », étaient toujours présents, se mêlant à d’autres plus actuels contre le pass sanitaire. Une autre pancarte dénonçait « un pays au bord de l’overdose ».

Figure emblématique des « gilets jaunes », Jérôme Rodrigues était présent au rassemblement. « On est là parce qu’on pense que les "gilets jaunes" triompheront », assure Marie Huguet, 68 ans, venue d’Orléans et présente depuis les premières semaines du mouvement. Elle dénonce pêle-mêle « le pays le plus taxé au monde », « la politique », dont elle « a horreur », « les politiciens qui ne connaissent pas les problèmes des Français ». « On demande depuis le début le RIC », le référendum d’initiative citoyenne.

Deux personnes en garde à vue

Elle est avec son amie Georgette, qui touche moins de 1.000 euros de retraite par mois. « Ils nous ont baissés les pensions ! Et l’histoire des 100 euros, c’est un coup de bluff », s’insurge cette dernière à propos de l'« indemnité inflation » de 100 euros promise à 38 millions de Français, « percevant moins de 2.000 euros par mois », selon le gouvernement.

En marge de la manifestation, deux personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, selon le parquet de Paris. Il s’agit, selon la préfecture de police, de la propriétaire et du conducteur d’un foodtruck rose sur lequel figurait un grand dessin mettant en scène dans des positions scabreuses Joe Biden, Emmanuel Macron et le préfet de police de Paris, Didier Lallement, qui a porté plainte.