Ile-de-France : Plus de 2.700 friches répertoriées en Ile-de-France pour une meilleure réhabilitation

URBANISME L’Institut Paris Region a recensé les friches d’Ile-de-France afin de faciliter leur réhabilitation

20 Minutes avec AFP
— 
Pour faciliter la réhabilitation des friches parisiennes, ces dernières ont été cartographiées (illustration)
Pour faciliter la réhabilitation des friches parisiennes, ces dernières ont été cartographiées (illustration) — Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

Espaces verts ou ferroviaires, logements, entrepôts… Au total 2.721 friches, dont 776 à Paris et en petite couronne, ont été répertoriées en Ile-de-France en 2021 par l’Institut Paris Region. Ce décompte exclut les sites pour l'heure à l'abandon mais faisant l’objet d’un plan de revitalisation identifié.

« Il n’y a pas de définition légale de ce qu’est une friche » et la cartographie établie par l’Institut Paris Region n’est « pas exhaustive » et « évolue », a précisé devant la presse Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la Région Île-de-France. Les friches identifiées par l’Institut totalisent 4.200 hectares, soit l’équivalent de près de la moitié de la capitale. Parmi elles, 40 % sont des espaces verts à l’abandon tels des lisières de bois, et 20 % ne comportent aucun bâtiment. L’hétérogénéité de ces friches concerne également leurs propriétaires : 1.990 sont des acteurs privés, 706 publics et 25 public/privé.

Guider l’usage de ces friches

La Région Ile-de-France « est en croissance permanente », avec « 50.000 habitants de plus chaque année ». Elle s’est fixé l’objectif de « zéro artificialisation nette » d’ici 2050. Dans cette optique, l’Institut Paris Region est en train d’élaborer un outil pour accompagner les collectivités et autres porteurs de projets et les guider dans l’usage potentiel de ces friches, qu’elles soient destinées à du logement, une activité agricole ou industrielle, ou à des espaces publics.

Cette plateforme a déterminé une centaine de critères (proximité de la friche avec une gare ou des lignes haute tension, présomption de pollution des sols, etc.), de quoi moduler les simulations et optimiser « l’utilisation des friches en fonction par exemple de la proximité avec un bassin d’emploi », a expliqué Nicolas Laurelle, urbaniste de l’Institut Paris Region.