Ile-de-France : Versailles, Rambouillet et Fontainebleau boostent le tourisme francilien

TOUSSAINT Faute de touristes étrangers et de voyages d’affaires, Paris est un peu à la traîne par rapport au reste de la région, et notamment par rapport à Versailles, Rambouillet et Fontainebleau

Romarik Le Dourneuf
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Le château de Versailles attirent les visiteurs. (Illustration)
Le château de Versailles attirent les visiteurs. (Illustration) — A.Gelebart/ 20 Minutes
  • Selon un rapport de PAP Vacances, le tourisme francilien est en hausse de 72,6 % pour ces vacances de la Toussaint par rapport à 2019.
  • L’Île-de-France dispose de beaucoup de lieux qui offrent la culture, la nature et la proximité avec Paris.
  • La capitale, également en hausse, souffre toujours du manque de tourisme international et d’affaires.

« Venez visiter l’Île-de-France », c’est le message passé ce lundi matin par Franck Delvau, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) Île-de-France, chez nos confrères de France Bleu. C’est en substance ce que tous les professionnels du secteur clament depuis des semaines et ils semblent entendus. Après une année 2020 catastrophique pour le tourisme francilien, et un été encourageant mais encore timide, les touristes commencent à replacer la région sur la carte des destinations pour ces vacances de la Toussaint.

Une période habituellement calme

Preuve en est, un rapport de PAP Vacances montre que les réservations explosent, avec une augmentation de 72,6 % par rapport à 2019, dernière année sans Covid-19. Une hausse qui s’inscrit dans une tendance nationale (54,8 %), et particulièrement marquée en région parisienne. « C’est une augmentation significative, parce que les vacances de la Toussaint sont d’ordinaire plutôt calmes », confie une porte-parole de PAP Vacances.

Selon cette experte, l’Île-de-France bénéficie d’un cadre propice à attirer les vacanciers de la Toussaint, vacances « tournées vers la famille ». Les parcs comme Disneyland ou le Parc Astérix sont appréciés et leur programmation spéciale Halloween plaît aux parents comme aux enfants. Mais surtout, la région regorge de lieux de vacances polyvalents comme le château de Versailles, les forêts de Fontainebleau et de Rambouillet, ou Barbizon, le village des peintres. Tous proposent à la fois une offre culturelle, de l’espace, des possibilités d’activités en plein air et de promenades en nature. De plus, leur proximité avec la capitale permet de s’autoriser quelques sorties supplémentaires. « Cela attire beaucoup de visiteurs venant des régions aux alentours, en général à 2 ou 3 heures de route », ajoute la porte-parole de PAP Vacances.

Le télétravail pour prendre quelques jours avec les enfants

Les Franciliens ne sont pas en reste, surtout les Parisiens. Toujours échaudés par les différents confinements, ils sont en recherche de grand air. Et le télétravail a changé la donne. Il leur permet de prendre quelques jours pour emmener les enfants à la campagne, tout en continuant de travailler. En restant à une heure ou deux de Paris, ils peuvent trouver la nature et l’espace nécessaire à la détente tout en restant à disposition s’il faut rejoindre le bureau pour une journée.

La capitale profite un peu moins que le reste de la région de ce regain du tourisme. Tout d’abord, parce que sa fréquentation habituelle est plus « internationale ». Or, les étrangers ne reviennent pas encore totalement, « surtout les long-courriers », comme le précise Franck Delvau. Selon le Comité régional du Tourisme (CRT) de Paris région, on commence tout juste à revoir les Américains, premier contingent de touristes en septembre 2020 (14 % des visiteurs étrangers). Même chose pour les Chinois et les Russes. Le gros des étrangers qui a visité la région en septembre de cette année est allemand, belge, italien ou espagnol, mais dans des proportions moindres.

Le tourisme d’affaires manque à la capitale

Les professionnels du tourisme de Paris en pâtissent, notamment les hôteliers qui, selon l’Umih, ne remplissent leurs établissements qu’à 65 %, soit 20 points de moins qu’en 2019. Point positif tout de même, ils sont 79 % à déclarer une activité en hausse par rapport à la même période l’année dernière et 49 % à la juger bonne. Ils attendent toutefois avec impatience le redémarrage du tourisme d’affaires qui représentait une part importante de leur activité pré-Covid-19.