Jean Messiha condamné à 1.500 euros d'amende pour avoir injurié un préfet

JUSTICE Chroniqueur sur Cnews et sur C8, Jean Messiha devra verser 2.000 euros au préfet au titre de la réparation du préjudice moral

20 Minutes avec AFP
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Jean Messiha, coordinateur du projet présidentiel FN pour la présidentielle de 2017, le 10 janvier 2017 à Paris
Jean Messiha, coordinateur du projet présidentiel FN pour la présidentielle de 2017, le 10 janvier 2017 à Paris — JOEL SAGET / AFP

Une polémique de plus à gérer pour Cyril Hanouna. Le polémiste d’extrême droite Jean Messiha a été condamné, ce lundi, par le tribunal de Versailles à 1.500 euros d’amende pour avoir injurié le préfet des Yvelines Jean-Jacques Brot en le qualifiant dans un tweet d'« ami des islamistes ». Le chroniqueur de CNews, absent lors du délibéré, contre qui le parquet avait requis 12.000 euros d’amende, devra également verser 2.000 euros au préfet au titre de la réparation du préjudice moral.

Ses excuses n’auront pas suffi

En février 2021, en pleine polémique née des déclarations d’un professeur de philosophie de Trappes, Didier Lemaire, jugeant que la ville était « tombée aux mains des islamistes », Jean Messiha s’en était pris au préfet des Yvelines qui avait critiqué ces propos. « Dans les Yvelines, les islamistes ont un ami. Le préfet Brot qui n’est pas content que Didier Lemaire révèle la réalité de l’occupation islamique de la ville de Trappes. La collaboration des préfets, un triste retour des heures les plus sombres », avait-il écrit sur Twitter.

Lors de l’audience en septembre, Jean Messiha avait expliqué « assumer » son tweet qui constituait, à ses yeux, une « réponse un peu hardie et outrancière » au préfet mais pas une injure. Il avait cependant présenté ses excuses à l’intéressé.

L’influence médiatique de Jean Messiha mise en cause

Selon Jean Messiha, Jean-Jacques Brot était « sorti de son devoir de réserve » et s’était aventuré sur le terrain politique lorsqu’il avait expliqué, dans la presse et via un communiqué, que Didier Lemaire « jetait de l’huile sur le feu » en tenant des propos « contre-productifs ». Concernant son tweet, Jean Messiha avait certifié que les « heures les plus sombres » qu’il mentionnait n’étaient « pas exclusivement une référence à la Seconde guerre mondiale ».

Le procureur Philippe Toccanier avait fustigé pendant l’audience « des propos qui n’ont rien d’un propos de débat » de la part d’un homme qui est « sur les plateaux télé ou dans des salons confortables » et non « en première ligne », sur le terrain. Le prévenu, ancien cadre du Rassemblement national, « fait partie de cette cohorte de gens qui crachent sur les institutions en général et leurs représentants en particulier (…) ceux qui outragent, injurient et menacent les personnes dépositaires de l’autorité publique », avait-il argumenté dans un réquisitoire particulièrement mordant.