Fake news: La Mairie de Paris crée un service pour lutter contre la propagation de fausses informations

RESEAUX SOCIAUX Lassée des fake news diffusées sur Internet à son sujet, la Mairie de Paris décide de répliquer

Romarik Le Dourneuf
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Malgré le côté humoristique du tweet, beaucoup ont cru à une vraie information.
Malgré le côté humoristique du tweet, beaucoup ont cru à une vraie information. — Capture d'écran Twitter

Le toboggan obscène installé dans une école… Le permis retiré d’Anne Hidalgo… Depuis quelques semaines, beaucoup de fake news concernant la Mairie de Paris ou ses élus circulent sur la toile.

Irritée par ces fausses informations, la Mairie a annoncé par la voix du premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, qu’elle va mettre en place un service de veille et de vigilance dans les jours à venir.

« On ne peut que s’en saisir »

« Quand on voit le nombre de messages et d’insultes qu’on reçoit à cause de ça, on ne peut que s’en saisir », explique Emmanuel Grégoire. S’il reconnaît que certaines informations sont postées sous forme de blagues, comme celle du toboggan, l’abondance de tweets, retweets et d’articles provoqués oblige la municipalité à réagir selon lui.

« C’est normal qu’il y ait des débats et des oppositions dans une démocratie, mais là on parle de désinformation volontaire, de manipulation à outrance. Nous ne l’acceptons pas », a ajouté le premier adjoint. Pis, il reproche aux auteurs le « cynisme de faire passer cela pour de l’humour » en sachant « que la machine » des réseaux sociaux fera le travail.

« On sait très bien que l’unique objectif de ces mensonges est qu’il en reste quelque chose », peste-t-il, précisant que le contexte n’est pas anodin, avec le lancement de la campagne présidentielle pour Anne Hidalgo.

La Mairie pourrait porter plainte

Ainsi, la Mairie de Paris a décidé de mettre en place un service, qui n’impliquera pas « de moyens financiers supplémentaires », afin de répondre de manière systématique aux fausses informations qu’il trouvera en faisant la distinction entre ce qui concerne la mission de la Mairie, ce à quoi l’administration répondra, de ce qui sera plus de l’ordre de l’interpellation politique, auquel cas, les élus concernés décideront eux-mêmes s’ils veulent donner suite.

Il a toutefois ajouté que la Mairie de Paris n’hésitera plus à poursuivre les auteurs de fake news.