Paris : Une première « forêt urbaine » sur la place de la Catalogne avant 2024

CA POUSSE Promesse de campagne d’Anne Hidalgo, la végétalisation de Paris passe par un « Plan arbre » présenté ce mardi

Romarik Le Dourneuf
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Le parc des Buttes Chaumont fait partie des grands espaces verts de Paris.
Le parc des Buttes Chaumont fait partie des grands espaces verts de Paris. — Clément Follain

« Nous passerons d’une ville avec des jardins à une véritable "ville-jardin" ». Christophe Najdovski ne cachait pas son ambition, ce mardi, alors que Christophe Najdovski, adjoint en charge de la végétalisation de l’espace public, en présentant le « plan arbre » de la Ville de Paris.

Une dizaine de « forêts urbaines » en projet

Symbole du tournant vert pour la capitale, l’annonce de la première « forêt urbaine » promise par la maire de Paris, Anne Hidalgo, sur la place de la Catalogne (14e), près de la gare Montparnasse, avant 2024. Ce type de micro-forêt, destinée à devenir un îlot de fraîcheur sur des places très minéralisées, devrait également faire son apparition sur le parvis de l’Hôtel de Ville (4e) et sur la place du Colonel-Fabien (10e) très rapidement, et d’autres lieux sont encore à l’étude.

Si le cas du parvis de l’Hôtel de Ville doit être rediscuté, dans les mois à venir, pour privilégier des plantations sur ses abords, en raison des difficultés que pose le parking souterrain et des nombreuses manifestations qui y prennent place, l’équipe de Christophe Nadjovski assure que le projet sera réalisé avant 2024 également.

Plus 156.000 arbres en cinq ans

Les forêts urbaines ne sont qu’une partie émergée d’un iceberg qui se veut bien plus important puisque la Mairie de Paris s’est engagée à planter 170.000 arbres durant son mandat en 2026 (156.000 nouveaux arbres, et 14.000 arbres en remplacement de ceux qui seront abattus). Une augmentation significative puisque la capitale compte environ 500.000 arbres (300.000 dans les bois et 200.000 intramuros).

Talus du périphérique, parcs, places… Christophe Nadjovski veut planter « partout où c’est possible », mais assure le projet veut d’abord se construire « autant que faire se peut » autour de l’existant. Un principe de surcompensation va remplacer celui de simple compensation : les opérateurs qui abattent un arbre devront en replanter plus ou a minima des arbres d’une valeur écologique équivalente. Pour les opérateurs privés (bailleurs, copropriétés…) qui ne respecteraient pas cette règle, la grille d’indemnisation va être augmentée de 32 %.

Le choix des arbres ne sera pas fait au hasard. Les essences sélectionnées devront résister au réchauffement climatique et apporter un maximum de fraîcheur aux alentours.