Paris : Des radars sonores font leur apparition pour lutter contre les deux-roues trop bruyants

AUTO-MOTO Après la réduction de la vitesse à 30 km/h, la mairie de Paris continue sa lutte contre les nuisances sonores, en particulier, celles liées au trafic routier.

Romarik Le Dourneuf
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Deux personnes sur un scooter à Paris (Illustration)
Deux personnes sur un scooter à Paris (Illustration) — Michel Euler/AP/SIPA

Sus à la pollution sonore ! Ce mardi, Dan Lert, adjoint à la maire de Paris, en charge de la transition écologique a présenté le « plan bruit 2021-2026 » pour lutter contre les nuisances sonores. Dans le viseur, le trafic automobile. Après
la réduction de la vitesse autorisée à 30 km/h généralisée le 30 août, l’élu a annoncé l’installation de deux radars sonores dans les rues Cardinet (17e) et d’Avron (20e).

Surnommés radars « méduses », ces appareils agiront comme n’importe quel radar, mais captent les sons au lieu de la vitesse, et pourront verbaliser dès 2023. Les deux-roues « débridés », ou dont les pots d’échappement ne sont pas homologués, sont particulièrement visés, puisque d’après une étude de Bruitparif, une de ces motos peut réveiller 10.000 personnes en traversant Paris. L’autre mesure consiste à multiplier de nouveaux revêtements de voirie, déjà en test dans les 8e et 15e arrondissements, qui réduisent le volume sonore du trafic.

L’objectif de la mairie est de réduire de 2 dB le bruit dans la capitale d’ici à 2026, soit une baisse de 37 % des émissions sonores. La pollution sonore, a fortiori nocturne, a, en effet, un impact sur la santé des riverains qui peut être important, jusqu’à favoriser des pathologies telles que des maladies cardiovasculaires, du diabète ou de l’obésité.