Île-de-France : Les jeunes quittent de plus en plus tard le domicile familial

GENERATION TANGUY Une étude de la région montre que les jeunes quittent le domicile familial de plus en plus âgés. Plusieurs raisons expliquent ce recul

Romarik Le Dourneuf
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Le difficile accès aux logements du Crous ou au parc de logements sociaux ne facilite pas le départ des jeunes. (Illustration)
Le difficile accès aux logements du Crous ou au parc de logements sociaux ne facilite pas le départ des jeunes. (Illustration) — A.GELEBART

Les jeunes franciliens sont-ils entrain de se « tanguyiser » ? Une étude de la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement ( DRIHL), publiée le jeudi 30 septembre, montre que les jeunes de la région quittent de plus en plus tard le nid, à un âge médian de 24,8 ans en 2017, soit une année plus tard qu’en 2006.

Etudes, travail, loyers… Tout s’explique

Si ces jeunes prennent leur envol de plus en plus tard, c’est en grande partie dû à des circonstances économiques. D’une part, l’insertion dans le monde du travail se fait de plus en plus tard, l’allongement de la durée des études et les difficultés à trouver du travail obligent souvent les jeunes à rester en cohabitation avec leurs parents. Les prix des logements dans la région sont aussi mis en cause par l’étude de la DRIHL.