Paris Pionnières passe le périph

Lise Martin

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Nouvelle frontière pour les pionnières. L'incubateur d'entreprises réservé aux femmes, Paris Pionnières, créé il y a cinq ans, a passé le périph à la mi-janvier, pour s'installer à Nanterre (Hauts-de-Seine). Objectif : soutenir les créatrices de petites boîtes de services innovants en les guidant vers des experts juridiques, des pros du business plan, des financeurs... « La région, qui est un de nos partenaires, nous a encouragées à aller chercher des talents dans les quartiers », explique Frédérique Clavel, la fondatrice de l'association. Le choix du 92 peut paraître étonnant... « C'est un département qui a beaucoup de moyens, mais aussi beaucoup de clivages et de zones sensibles. Tout le 92 n'est pas Neuilly ! »

Chaque mercredi, une conseillère accueille les candidates à l'« incubation » à la maison de l'emploi. Trente-six dossiers ont pour l'instant été reçus, et quatre sont en « pré-incubation ». Le projet est alors remis à plat, et des rencontres sont calées avec toutes sortes d'experts. Le forfait coûte 400 euros, bien souvent financé par des aides. « Nous pédalons ensemble, comme sur un tandem. Mais je les laisse devant ! », résume Maryse Deswarte, la chef de projet.

Parmi les dossiers retenus : celui d'Aurore Lalanne, qui a lancé Servi-age, une société de services à la personne, dans la zone urbaine sensible du Parc, à Nanterre. « Les conseils et le réseau de Paris Pionnières sont hyper précieux », reconnaît la trentenaire, fière de pouvoir commencer sa phrase suivante par : « Moi, en tant que chef d'entreprise... » Prochaine étape pour l'association : acquérir des bureaux à Nanterre pour y héberger ses créatrices, comme c'est le cas dans ses locaux de Bastille (11e). Puis se lancer en Seine-Saint-Denis. ■Maison de l'emploi, 63, av. Georges-Clemenceau.