Paris : Les associations dénoncent un « traquenard » après l’évacuation de migrants du parc André-Citroën

EXPULSION Les associations dénoncent aussi le « déplacement forcé » vers la province de 670 personnes, transférées vers Besançon, Rennes ou encore Strasbourg

20 Minutes avec AFP
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Ce matin, une évacuation a eu lieu pour plus de 1.000 personnes, dont plus de 200 enfants, présents sous tente depuis trois jours et trois nuits, au parc Andre-Citroen à Paris.
Ce matin, une évacuation a eu lieu pour plus de 1.000 personnes, dont plus de 200 enfants, présents sous tente depuis trois jours et trois nuits, au parc Andre-Citroen à Paris. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

L’opération d’évacuation du campement de migrants sans abri à Paris, samedi, a pris des allures de « traquenard », ont dénoncé mardi les associations qui viennent en aide aux exilés. Sur les 1.210 personnes qui dormaient au parc André-Citroën, devant la préfecture de la région Ile-de-France (Prif, XVe arrondissement), et qui ont fait l’objet d’une mise à l’abri, « au moins dix personnes ont été placées en centre de rétention administrative (CRA) » en vue de leur expulsion et « certaines ont été séparées de leur conjoint et de leurs enfants », a alerté le « collectif réquisitions », rassemblant plusieurs associations qui ont organisé ce campement.

« Déplacement forcé »

« Plusieurs personnes sans papiers ont été interpellées et se sont vues notifier une OQTF », une obligation de quitter le territoire français, a ajouté le collectif, lors d’une conférence de presse. Les associations dénoncent également, dans un communiqué, le « déplacement forcé » vers la province de 670 personnes, transférées vers Besançon, Rennes ou encore Strasbourg.

« On envoie ces personnes là où on a des places disponibles », répond Didier Leschi, patron de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), rappelant que les places en région parisienne sont « saturées » et confirmant les placements en CRA de « quelques personnes ».