Afghanistan : Arrivée des ressortissants français exfiltrés de Kaboul à Roissy

REPORTAGE Ils étaient 45 Français et membres de pays partenaires à atterrir à Paris depuis un vol en partance d’Abou Dhabi (Émirats arabes unis)

Maÿlis Dudouet
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L'avion accueillant 45 ressortissants français et des pays partenaires avec une soixantaine de militaires de retour d'opex
L'avion accueillant 45 ressortissants français et des pays partenaires avec une soixantaine de militaires de retour d'opex — Maÿlis Dudouet
  • Les 45 passagers exfiltrés de Kaboul étaient accompagnés d'une soixantaine de militaires d'opérations extérieures
  • Après le départ des troupes américaines, le président afghan Ashraf Ghani a été contraint de fuir l’Afghanistan, remplacé par le mollah Haibatullah Akhundzada, un chef taliban.
  • Dans son allocution diffusée lundi soir, Emmanuel Macron a déclaré que « l’urgence absolue [était] de mettre en sécurité nos compatriotes ainsi que les Afghans qui ont travaillé pour la France » 

Des silhouettes se succédant derrière une baie vitrée. Sur le tarmac du terminal 2C de Roissy Charles De Gaulle, l’accueil des 45 ressortissants français et des pays partenaires exfiltrés d’Afghanistan s’est fait de façon très discrète. Alors que les terminaux de l’aéroport de Kaboul sont pris d’assaut par la population afghane souhaitant fuir le régime des talibans qui contrôle le pays depuis dimanche, une centaine de personnes était attendue à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle ce mardi. Parmi elles, une soixantaine de militaires d’opérations extérieures.

D’autres rotations militaires sont prévues

Le vol reliant Abu Dhabi à Paris a atterri à 17h37, marquant ainsi la première rotation militaire annoncée lors de son allocution​ par Emmanuel Macron. Sur place, un important dispositif de la gendarmerie était déployé. Mais pourquoi passer par Abu Dhabi ? Le format de l’avion, un A310 militaire de petite capacité a nécessité un apport en carburant. Le tout couplé à des enjeux de sécurité que seule la base française d’Abu Dhabi semblait garantir d’après les informations communiquées par le ministère des Armées.

D’autres rotations sont à prévoir, avec des avions de plus grande contenance. Pour l’heure, plus aucun avion commercial ne peut atterrir ou décoller de Kaboul : seule l’armée est en mesure de dépêcher un avion militaire pour exfiltrer d’autres ressortissants.