Les autocaristes veulent plus de place

Carole Bianchi

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Les chauffeurs de car dénoncent le stationnement anarchique autour du Stade de France (Seine-Saint-Denis). Après le drame de ce week-end qui a coûté la vie à deux supporters lillois sur une voie de chemin de fer, les autocaristes s'indignent contre l'absence de places à proximité de l'enceinte sportive.

Pressés par le temps, les deux victimes voulaient longer les rails pour rejoindre au plus vite le bus qui devait les ramener dans le Pas-de-Calais. « Lorsque le public arrive, il n'y a pas de problème. C'est la gestion des flux à la sortie qui fait défaut. Il manque une signalétique claire », avance Richard Vainopoulos, président du réseau TourCom, qui regroupe une centaine d'autocaristes. Par ailleurs, selon lui, seule une cinquantaine de places sont prévues alors que le soir du match, près de 360 cars étaient venus de Lille. Le Stade de France assure de son côté que la majorité des gens viennent en transports en commun et que l'afflux d'autocars était ce soir-là inhabituel. « Il y a dix ans, à l'époque de la construction, nous avions déjà alerté sur le manque de desserte. Le car est le mode de transport le plus utilisé pour les matchs et autres spectacles et il est l'oublié du stationnement », atteste Serge Montagne, porte-parole de la Fédération nationale des transports de voyageurs. ■