Paris : « Ils ont été formidables »… les équipes de basket à la rencontre des fans devant l’Hôtel de ville

REPORTAGE Des médailles d'argent et de bronze en poche, les équipes de France de basketball masculine et féminine se sont rendues sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris à l'occasion du hissage de drapeau

Maÿlis Dudouet
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La ministre des Sports Roxana Maracineanu, la présidente du CNOSF Brigitte Henriques, la maire de Paris Anne Hidalgo et le président du comité d'organisation Paris 2024 Tony Estanguet devant l'Hotel du Ville de Paris ce lundi. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
La ministre des Sports Roxana Maracineanu, la présidente du CNOSF Brigitte Henriques, la maire de Paris Anne Hidalgo et le président du comité d'organisation Paris 2024 Tony Estanguet devant l'Hotel du Ville de Paris ce lundi. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP) — AFP

Ils sont partis comme ils sont revenus : avec des médailles autour du cou. Sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris, familles et passants se pressaient en ce lundi après-midi pour apercevoir les visages des athlètes qui font la fierté du basketball français. Du bronze pour les femmes et de l’argent pour les hommes : les joueurs ont tenu le score, menées par Endy Miyem pour les unes et Nicolas Batum pour les autres.

« Depuis les Jeux de Montréal de 1976, je n’ai jamais raté les Jeux. » Alors que l’heure du lever du drapeau olympique s’approche, Leila ne cache pas sa joie. Cette grand-mère a emmené ses petites-filles pour assister aux derniers instants de ces semaines palpitantes. « Ils ont été formidables », s’exclame-t-elle. « Bien sûr qu’on aurait aimé l’or, mais l’équipe masculine qui remporte l’argent face aux Américains, c’est déjà génial », sourit la sexagénaire.

Les équipes de volleyball et de handball absentes

Initialement programmées pour une photo en triptyque des sports collectifs, les équipes de handball et de volleyball n’étaient finalement pas présentes, au grand dam de certains fans. Evelyne et Nathalie auraient bien aimé voir l’équipe féminine de handball, elles qui viennent de la même ville que la gardienne médaillée d’or Amandine Leynaud, à Bourg-de-Péage dans la Drôme. « Cette finale, à cinq points d’écart, quel beau score ! », se réjouit la seconde, qui a vu jouer la handballeuse « dès ses débuts. »

Le public se presse devant le drapeau des Jeux olympiques lors de l'arrivée des joueurs des équipes de France de basket
Le public se presse devant le drapeau des Jeux olympiques lors de l'arrivée des joueurs des équipes de France de basket - Maÿlis Dudouet

Soudain, c’est l’heure de lever le drapeau olympique : l’étendard blanc surplombe la Mairie qui accueillera les prochains JO. « En 2024, nous aurons rendez-vous avec notre Histoire », prédit la maire de Paris, Anne Hidalgo, aux côtés de Tony Estanguet, président du comité d’organisation. Tout comme l’arrivée des joueurs, l’évènement s’opère à bonne distance des visiteurs, répartis le long des barrières après contrôle minutieux du pass sanitaire.

« Les JO m’ont ouvert à d’autres sports »

Parmi les fans venus sur place, il en est un que l’on peut difficilement rater : Yohan, casquette et tee-shirt Nets de Brooklyn sur le dos, respire le basketball. « Je me suis levé à 3 heures du matin pour voir les matchs », lance-t-il, encore ébahi d’avoir entraperçu Nicolas Batum aux côtés de ses joueurs fétiches Rudy Gobert ou encore Evan Fournier. « Les JO m’ont ouvert à d’autres sports », ajoute-t-il en jetant un regard moqueur à son frère Antoine, plutôt fan de rugby.

Plus loin, Adam et Agrish se faufilent entre les curieux pour atteindre les barrières entourant l’enceinte. Les deux adolescents n’en reviennent pas : « On était venus acheter des baskets dans le quartier et on est tombés sur les joueurs de basket » s’étonne le premier. Eux qui avaient « galéré » pour entrer la veille au Trocadéro ont pu voir l’équipe qu’ils adorent. « La pure chance » ajoute Agrish, avant de faire le bilan : « J’ai l’impression qu’on a eu moins de médailles qu’à Rio, sans doute à cause des blessés. » Et si on leur demande s’ils seront là en 2024, la réponse est unanime : « Bien sûr qu’on sera là ! » Après le bac, bien sûr.