Coronavirus : Pécresse demande 1,3 milliard d’euros à l’Etat pour compenser les pertes d’Ile-de-France Mobilités

CRISE La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui préside Ile-de-France Mobilités, estime que ce n’est pas « aux voyageurs de payer l’addition de la crise Covid en 2021 »

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse le 27 juin 2021.
Valérie Pécresse le 27 juin 2021. — Jacques Witt/SIPA

Un chèque à neuf zéros. Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports présidée par Valérie Pécresse, a demandé mardi à l’Etat 1,3 milliard d’euros pour compenser les pertes liées à la pandémie de Covid-19. Le Conseil d’administration d’IDFM « interpelle » l’Etat afin qu’il « prévoie au plus vite d’indemniser sous forme de subvention non remboursable Ile-de-France Mobilités, à hauteur de l’ensemble des pertes de recettes constatées en 2021 », souligne-t-il dans un communiqué.

IDFM s’appuie sur « la clause de revoyure » contenue dans le protocole signé avec l'État en septembre 2020, qui prévoit une « réévaluation de la situation en cas de nouvelles pertes de ressources imputables à la situation sanitaire ». Or, IDFM anticipe pour l’année en cours des pertes de l’ordre de 1,3 milliard d’euros correspondant pour environ un milliard au recul des recettes tarifaires et pour environ 300 millions d’euros à celui des versements mobilité, la taxe payée par les entreprises. Le tout dans l’hypothèse d’une fin d’année sans nouveau confinement.

« Le soutien des transports en commun en Île-de-France est urgent et participe à la relance de l’économie tant francilienne que nationale », souligne IDFM pour qui « l’État a apporté son soutien en 2020 à moins de 10 % sous forme de subvention ».

Les voyageurs et voyageuses vont-ils payer l’addition ?

IDFM avait obtenu de l’Etat 1,45 milliard d’euros d’avance remboursable et 150 millions de subventions pour les pertes de 2020. Début juin, Valérie Pécresse, alors candidate à sa réélection à la tête de l’Ile-de-France, avait déjà demandé à l’Etat de « compenser 100 % de ces pertes » d’IDFM causées par la crise sanitaire, estimant que ce n’était pas « aux voyageurs de payer l’addition de la crise Covid en 2021 ».

Au même moment, l’Assemblée nationale avait rejeté un amendement au projet de budget rectificatif pour 2021 allant dans ce sens, porté par les députés LR Robin Reda et Gilles Carrez. Selon IDFM, le fonctionnement de son réseau coûte plus de 10,5 milliards d’euros chaque année, financé par les collectivités locales (région, départements, Ville de Paris), les employeurs via le versement transport et la prise en charge de la moitié du coût de transport de leurs employés, et la vente des titres de transport.