Sans titre 307887

— 

Chargé de mission à l'agence régionale de l'énergie et de l'environnement

Les écoquartiers marquent-ils le début d'une révolution verte en Ile-de-France ?

Ils sont nécessaires pour lancer une dynamique, car ils ont un effet vitrine indéniable. Ils permettront de démontrer la faisabilité de tels projets et de fixer un niveau d'exigence plus élevé vis-à-vis des maîtres d'ouvrage. Le risque, c'est qu'on se focalise sur ces espaces d'expérimentation et que l'on y concentre beaucoup de moyens, au détriment du reste de la ville. Il faut plutôt les considérer comme une première phase. A l'issue de ces expérimentations, il faudra les généraliser sur d'autres secteurs urbains.

Doivent-ils s'inspirer d'expériences étrangères comme celle du quartier Vauban à Fribourg, en Allemagne ?

Oui, sur deux points. Le premier, c'est la concertation avec les futurs résidents de ces quartiers, qui doivent être impliqués dans le projet très en amont. Le second, c'est le lien entre le quartier et le reste de la ville. A l'étranger, cela se fait par exemple à travers des corridors écologiques, des liaisons douces comme le tramway. Il faut vraiment penser la cohérence de ces quartiers avec la ville.

Y a-t-il déjà des quartiers en Ile-de-France qui sont proches de ce concept ?

Plusieurs projets se revendiquent de cette approche, sur de petits territoires. Mais aujourd'hui, beaucoup sont simplement « repeints en vert », et se contentent de faire du show off technologique en affichant quelques panneaux solaires. Au contraire, ce qui fait le succès de ces démarches, c'est le fait d'être pensé très en amont. Les écoquartiers vont permettre d'aller dans ce sens. ■

Recueilli par Lise Martin