Les écoquartiers se développent

Alexandre Sulzer

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« L'écoquartier, c'est un mot à la mode... Tant mieux ! » Le préfet de la région, Daniel Canepa, ne cachait pas, avant-hier, sa satisfaction d'être le premier représentant de l'Etat en France à signer des contrats-cadres avec huit collectivités locales. L'objectif est de lancer des chantiers d'extension ou de transformation urbaine via un cofinancement. Pour être un écoquartier, chaque projet doit avoir un « impact significatif » sur la ville avec au moins 1 000 logements et doit être caractérisé « par une réelle mixité entre logements, activités, équipements et espaces publics ». Promotion des déplacements alternatifs, bâtiment HQE et autres critères de qualité de vie sont également les bienvenus pour bénéficier de l'aide de l'Etat qui devrait s'élever, en moyenne, à dix millions d'euros. « D'autres projets seront choisis au sein des "territoires d'intérêt régional et national" (voir carte) d'ici la fin de l'année », promet le préfet.

Meaux 1 100 logements doivent résoudre la fracture urbaine existante entre le centre-ville et les zones sensibles.

Montévrain 3 300 logements assureront le lien entre le « bourg briard traditionnel » et la gare. Un parc urbain de 21 ha est en cours de réalisation.

Bussy-Saint-Georges 3 000 logements doivent accueillir pas moins de 10 000 nouveaux habitants autour d'un parc de 12 ha.

Chanteloup 3 000 logements sur quatre communes doivent redonner vie à un territoire pollué par les eaux usées de l'agglomération parisienne.

Mantes-la-Joly Rosny-sur-Seine 2 000 logements doivent « permettre, à terme, l'intégration du Val-Fourré à la structure urbaine du Mantois ».

Louvres-Puiseux La population doublera avec 3 500 nouveaux logements.

Saint-Ouen Lire ci-dessous.

L'Ile-Saint-Denis 22 ha de friches industrielles en bord de Seine doivent accueillir 1 000 logements et être reliés à la Défense via une navette fluviale. ■