un procès à charge selon ses avocats

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« Il n'existe aucun élément concret matériel qui aurait pu faire de Jean Tiberi ce complice fantasmé. » Le dernier jour du procès des faux électeurs du 5e arrondissement, hier, a été l'occasion pour les avocats du maire (UMP) de dénoncer un « dossier vide » dans leurs plaidoiries. Me Jean-Yves Leborgne a rappelé que le tribunal n'était saisi que de 196 cas alors que plusieurs milliers de faux électeurs avaient parfois été évoqués. Certes, selon l'avocat, « c'est une réalité regrettable » mais de là à dire que « la République a été traînée dans la boue », il y a « une légère exagération ».

Son collègue, Me Thierry Herzog, a, lui, rappelé que l'ancien maire (UDF) du 3e, Jacques Dominati, avait été relaxé en 2006 dans une autre affaire de faux électeurs. « Pourquoi ferait-on différemment avec un Tiberi ? », s'est-il interrogé, pointant du doigt une instruction uniquement à charge, selon lui. Le jugement, mis en délibéré, sera rendu le 27 mai. ■